Fin du nucléaire

Einde van kernenergie — Ende der Atomkraft

Lettre aux membres de Fin du nucléaire (FDN)
Lettre n° 8

Le 14 septembre 2017

Bonjour,

Il y a beaucoup d'information et de rendez-vous dans cette lettre. À noter en particulier la date du lundi 13 novembre, pour une projection au cinéma Sauvenière à Liège du documentaire « La terre abandonnée », avec la présence de Bouli Lanners. Merci de réserver par notre intermédiaire pour que nous puissions remplir notre contrat avec le cinéma Sauvenière (voir la rubrique Agenda ci-dessous ou sur notre site web), et de relayer cette information.

Sommaire

– Réunions du CC (comité de coordination)
– Demande d'aide
– L'Écho des atomes
– Diaporamas
– Lectures
– Agenda

Réunions du CC (comité de coordination)

L'ordre du jour de la prochaine réunion du CC, réunion à laquelle tout membre en ordre de cotisation est invité.
   Lieu et date de la réunion : voir l'ordre du jour.
Le PV de la réunion précédente.

Demande d'aide

Campagne d'affichage « STOP Tihange&Doel »

Si vous n'avez pas connaissance de l'affichette « STOP Tihange & Doel » à mettre à sa fenêtre, voir http://findunucleaire.be/documents.htm#promo

Nous mettons en place un réseau de distribution de ces affichettes à travers la Wallonie et Bruxelles, comme vous pouvez le constater via le lien ci-dessus. Pour être efficace, il nous faut absolument le développer : si vous avez la possibilité de mettre en place un point de distribution, nous pouvons vous expédier un lot d'affichettes par la poste. Contact : info@findunucleaire.be et 04.277.06.61.

Et n'oubliez pas de mettre cette affichette à votre propre fenêtre, même si elle est peu visible ou au 10e étage d'un building !

L'Écho des atomes

Extrait de la page http://findunucleaire.be/echo.htm :

Les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 : un risque inacceptable

Notre infrastructure nucléaire vieillit rapidement. Ou est déjà dépassée. En maintenant les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 en fonctionnement, nous prenons des risques inacceptables déclare Walter Bogaerts, l’ancien directeur de Belgoprocess(1) et professeur à l’université de Gent et de Leuven, dans un billet d’opinion publié dans De Standard le 4 septembre 2017.

Selon lui, les preuves d’une prise de risque inacceptable sont incontestables. Les inspections de 2014 ont non seulement montré qu’il y avait plus de « microfissures » dans les cuves des réacteurs qu'en 2012, mais qu’elles étaient aussi plus grandes. Certaines fissures se sont agrandies jusqu’à atteindre une dimension maximale de 17,9 par 7,2 centimètres. Et il y en a beaucoup : 13.047 dans la cuve de Doel 3 et 3.149 dans la cuve de Tihange 2. Pour Doel 3, cela signifie que dans certaines parties de la cuve, on trouve plus de 40 fissures par décimètre cube. L'argument selon lequel elles ne font qu’à peine l’épaisseur d'une feuille de cigarette(2) n’a aucune valeur scientifique. Le réseau tridimensionnel qui compose l’acier et assure sa cohésion est rompu à l’endroit de ces fissures.

Walter Bogaerts considère que ces deux réacteurs n’ont aucun avenir : si l’AFCN(3) remplissait son véritable rôle de chien de garde nucléaire dans cette affaire et appliquait les principes fondamentaux de sureté nucléaire, ces deux réacteurs ne pourraient être qu’arrêtés et démantelés.

(1) Belgoprocess est une entreprise belge spécialisée dans le traitement, le conditionnement et l’entreposage provisoire des déchets radioactifs. Et aussi dans démantèlement des installations nucléaires et l’assainissement des bâtiments et terrains contaminés.
(2) et ne s’étendent que dans le sens du pourtour de la cuve. Pour rappel, ces fissures font quelques microns (millième de millimètre) dans le sens du rayon de la cuve et plusieurs centimètres dans les autres dimensions (le pourtour de la cuve), jusqu’à 18 cm.
(3) AFCN : Agence fédérale de contrôle nucléaire.

Source : http://www.standaard.be/cnt/dmf20170903_03051348
Traduction libre, notes et compléments : FDN, Francis Leboutte.
Le billet d'opinion de Walter Bogaerts au format PDF, en néerlandais et la traduction en français (pour FDN, traduction : Kim Andringa).

L’illégitime industrie de l’atome

Sans la Convention de Paris signée en 1960 par les dirigeants de 16 pays européens qui se sont entendus pour limiter la responsabilité civile de l’exploitant en cas d’accident, il n’y aurait pas d’électricité atomique en Europe, aucune assurance ne voulant couvrir le risque engendré par cette industrie.

En cas d’accident grave, toute la Belgique serait touchée, de même que les pays voisins, et le coût serait quasiment entièrement reporté sur le citoyen*. Une catastrophe nucléaire causerait la mort de dizaines de milliers de personnes, la maladie chez des centaines de milliers d’autres et compromettrait définitivement l’avenir de nos enfants. Des millions de personnes devraient abandonner leur foyer pour toujours.

* Plus de cinq milles milliards d'euros selon deux études allemandes différentes, pour un accident grave en Allemagne. Engie (Electrabel) est responsable à hauteur de 1,2 milliards d'euros, soit moins que le bénéfice que cette société engrange certaines année

Diaporamas

Sortir du nucléaire et réduire l'effet de serre : les diaporomas présentés par deux membres de Fin du nucléaire à Valériane (1er septembre) sont disponibles sur notre site : voir www.findunucleaire.be/documents.htm#diaporamas

Lectures

Le mouvement antinucléaire remobilisé ?

À lire dans dans le mensuel Imagine demain le monde de ce mois.

La lettre de Bouli Lanners aux sympathisants de la chaîne humaine antinucléaire du 25 juin 2017

Merci de diffuser cette qui est disponible sur notre site.
Lien direct.

Rapport sur l'état de l'industrie nucléaire 2017

L'édition 2017 de ce rapport vient d'être publiée.

Laisser mourir, c’est tuer. CogÉrer, c’est co-dÉtruire.

Une étude de Nadine et Thierry Ribault, Écrivain et chercheur au CNRS, 2016, 15 p.
« Comment Nuclear Transparency Watch, Michèle Rivasi, Corinne Lepage et Gilles Hériard-Dubreuil pratiquent en association, et grâce à des subsides européens, l’art répugnant de rendre acceptables le nucléaire et ses dégâts. »
Télécharger l'étude.
Note : Michèle Rivasi et Corinne Lepage ont toutes deux démissioné de Nuclear Transparency Watch dans les mois qui sont suivis la publication de cette étude.

Un aperçu de cette étude en 2 pages : Tchernobyl, Fukushima : les aménageurs de la vie mutilée, Collectif, 2016.

Agenda

Extrait de la page findunucleaire.be/agenda.htm :

Mardi 26 septembre 2017, 20 h, Namur

Vers la fin des armes nucléaires.
L’ONU va les interdire. La Belgique hors-la-loi ?

– Introduction de Luc Mampaey, directeur du GRIP (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité).
– Conférence de Francis Lenne, Général en retraite de l’Armée de l’air française, ancien directeur de l’école de guerre.
– Débat avec l'assistance. Quelles initiatives mettre en place ?

Le 26 septembre est, depuis la décision de l’Assemblée générale de l’ONU en 2013, la journée internationale pour l’abolition des armes nucléaires.
Pourquoi le 26 septembre ? Parce que ce jour de 1983, Stanislas Petrov, commandant d’une base aérienne soviétique, a refusé d’obéir aux ordres qui lui enjoignaient de déclencher une attaque atomique face à une menace constituée par la détection de missiles US pointés vers l’URSS. Cet acte héroïque de désobéissance a évité une guerre nucléaire et a montré l’inefficacité et l’absurdité de la dissuasion nucléaire.
En cette année 2017, l’ONU va adopter un traité d’interdiction de l’arme nucléaire qui mettra hors la loi les Etats détenteurs d’armes nucléaires et leurs complices qui en hébergent, comme la Belgique.

Organisé par le Grappe et le GRIP, avec le soutien de Fin du nucléaire.
Faculté de Droit de l’Université de Namur.
L'affiche.

Mardi 3 octobre, 19 h 30, Marchin

Fissurer les certitudes – La sécurité nucléaire en question

Avec :
– Marc Molitor, ancien journaliste de la RTBF, auteur du livre « Tchernobyl - Déni passé, menace future ? ».
– Francis Leboutte, ingénieur civil, membre fondateur de l'asbl Fin du nucléaire, actif dans le mouvement de la décroissance (mpOC-Liège), contributeur du journal Kairos)
– Morice Toubianna, docteur en médecine, ancien membre de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie atomique), auteur du livre « Arrêtez d'avoir peur ! ».
En présence de Jean-Marc Nollet et Muriel Gerkens (députés fédéraux).

Une organisation du groupe de citoyens Les tronches vertes – www.marchin.ecolo.be
L'affiche.
Rue Émile Vandervelde, 17A à Marchin (local du football club).

Mercredi 18 octobre, 12 h 30, Liège

Midi de l'écoute - Quand Tihange goûtait la fraise

Il y a cinquante ans, Tihange n’était pas célèbre à cause de ses réacteurs nucléaires aux cuves (micro)fissurées. La commune était plutôt réputée pour ses fraises. On y célébrait notamment La Merveilleuse, plus goûtue et
succulente, paraît-il, que sa soeur de Wépion. Vinrent ensuite les technicien.ne.s et les machines
qui ont fait basculer le paysage et ses habitant.e.s dans une ère nouvelle…
De tout cela, il reste quelques souvenirs, glanés par Marie-Laure Vrancken au gré de rencontres enregistrées. Une fenêtre sonore, ouverte sur une histoire peu racontée. En présence de la réalisatrice et des témoins interrogés.

Barricade, rue Pierreuse 19

Du 2 au 4 novembre 2017, Paris

Forum Social Mondial thématique sur le nucléaire.
Lire l'appel pour ce Forum.
Le site du Forum : www.wsfnonuke.org

Fin du nucléaire y animera un atelier sur l'effet des faibles doses. Cet atelier sera reproduit en Belgique, à Namur et à Liège au moins, avant la fin de l'année.

Lundi 13 novembre, 20 h, Liège

Projection du documentaire La terre abandonnée de Gilles Laurent (73 minutes, 2016).
Suivie d'une discussion avec des membres de Fin du nucléaire asbl : Bouli Lanners (cinéaste), Paul Lannoye (docteur en sciences physique), Francis Leboutte (ingénieur civil).

Ce documentaire traite de la situation des habitants de la région de Fukushima après la catastrophe du 11 mars 2011 qui a vu la fusion des cœurs de trois des réacteurs de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, avec pour conséquence une forte contamination radioactive de territoires entiers, parfois à une distance bien au-delà des 100 km de la centrale (tout l'hémisphère nord ayant été contaminé à des degrés divers).

Le réalisateur, Gilles Laurent, est né le 16 septembre 1969 à Bastogne et est mort dans les attentats de Bruxelles le 22 mars 2016.

Pour plus d'information sur ce documentaire, voir le site du distributeur (photos, bande-annonce, synopsis, articles de presse, etc.) et lire ce texte de Caroline Lamarche, écrivain.

Organisation : Fin du nucléaire asbl et Grappe asbl. Avec la collaboration des Grignoux.
Au cinéma Sauvenière, place Xavier Neujean, 4000 Liège (plan d'accès).

Réservation : envoyer un courriel à evenement@findunucleaire.be en précisant votre nom et prénom ainsi que le nombre de places.
Note : merci de réserver par notre intermédiaire pour que nous puissions remplir notre contrat avec le cinéma Sauvenière.

 

Jeudi 23 novembre, 20h, Nismes

Projection du documentaire La terre abandonnée de Gilles Laurent (73 minutes, 2016).
Suivie d'une discussion avec des membres de Fin du nucléaire asbl : Paul Lannoye (docteur en sciences physique) et...

Ce documentaire traite de la situation des habitants de la région de Fukushima après la catastrophe du 11 mars 2011 qui a vu la fusion des cœurs de trois des réacteurs de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, avec pour conséquence une forte contamination radioactive de territoires entiers, parfois à une distance bien au-delà des 100 km de la centrale (tout l'hémisphère nord ayant été contaminé à des degrés divers).

Le réalisateur, Gilles Laurent, est né le 16 septembre 1969 à Bastogne et est mort dans les attentats de Bruxelles le 22 mars 2016.
Pour plus d'information sur ce documentaire, voir le site du distributeur (photos, extrait, synopsis, articles de presse, etc.) et lire ce texte de Caroline Lamarche, écrivain.

Organisation : Fin du nucléaire asbl et Grappe asbl

Réservation : envoyer un courriel à info@grappe.be en précisant votre nom et prénom ainsi que le nombre de places.

Samedi 25 novembre, 14 - 18 h

Assemblée générale de Fin du nucléaire.

 

Pour Fin du nucléaire,
Francis Leboutte, membre fondateur

Fin du nucléaire, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be
info@findunucleaire.be
T. : 04.277.06.61

Les archives de la lettre des membres : www.findunucleaire.be/lettre