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Fin du nucléaire |
Lettre aux membres de Fin du nucléaire (FDN)
Lettre n° 18
Le 17 juin 2018
Bonjour,
Attention les Wallons : le décret sur le déploiement de compteurs communicants (Linky) devrait être voté au Parlement wallon en juillet : il est totalement imbuvable, voir ci-dessous pour plus d'information et comment tenter de l'arrêter en écrivant aux députés wallons (la majorité ne tenant qu'à une seule voix, c'est tout à fait possible).
Sommaire
– Réunions du CC (comité de coordination)
– Projet de décret wallon sur les compteurs communicants (Linky)
– Interpellation des Collèges communaux (ICC)
– Petite foire de Semel les 28 et 29 juillet
– Brunch des membres le 19 août
– L'Écho des atomes
– Agenda
– Pétitions
Les réunions ont lieu le 3e lundi de chaque mois à 18 h à Barricade mais peut-être pas durant les deux mois des vacances d'été (ce sera décidé à la réunion de ce lundi 18 juin). Si vous n'êtes pas membre du comité de coordination et voudriez participer aux réunions qui se dérouleront durant ces 2 mois, envoyez un courriel au secrétariat pour en être informé.
Lire l'ordre du jour de la réunion de lundi.
Les ordres du jour et les rapports de toutes les réunions sont disponibles ici : www.findunucleaire.be/lettre/pdf/
Extrait de la page www.findunucleaire.be/cc.htm :
Qu'est-ce qu'un compteur communicant ?
Le compteur communicant est un compteur électrique pouvant être interrogé et actionné à distance.
Le Linky, le modèle installé en France, semble être celui qui serait installé en Wallonie si le décret du déploiement de ces compteurs était adopté par le Parlement en juillet (voir le chapitre Le projet de décret wallon ci-dessous).
Le Linky échange des données avec le concentrateur via le réseau électrique basse tension qui constitue un premier niveau de communication (communication par courants porteurs en ligne - CPL, 93-150 kHz). Le concentrateur est installé au niveau de la cabine basse tension.
Un deuxième niveau de communication est assuré via le réseau de téléphonie mobile entre le concentrateur et le centre de données (900 MHz).En Belgique, il y a environ 6 millions de compteurs et 75.000 cabines basse tension, ce qui fait une moyenne d'une petite centaine de compteurs par cabine (donc, ce qui ferait une centaine de compteurs Linky par concentrateur). Et donc, potentiellement, 6 millions de Linky et 75.000 concentrateurs à installer.
À noter que, dans tous les cas, le signal CPL franchit le compteur et se répand dans le circuit électrique intérieur de la maison (même si ce n'est pas utile - à l'avenir, le compteur pourrait être utilisé pour communiquer avec les « objets connectés » présents) ; le signal CPL peut aussi se propager dans le circuit des appartements et maisons voisines. Ce réseau intérieur n'étant généralement pas blindé, la majeure partie de ce signal est perdu sous forme de rayonnement électromagnétique présentant un risque pour la santé(1).Les inconvénients des compteurs communicants en bref
Ces compteurs présentent de nombreux défauts et risques divers, en termes de protection de la vie privée, de santé publique et d'impacts écologiques.
Globalement, la consommation d'électricité augmenterait car il n'y aura pas d'économie au niveau du consommateur mais par contre il y a une consommation électrique supplémentaire par les compteurs, les concentrateurs et les centres de données.
Son déploiement se traduirait par un surcoût important pour le citoyen et les entreprises (compteur plus cher, à faible durée de vie, coût de l'infrastructure et de sa maintenance, surconsommation électrique) et n'est aucunement nécessaire à la transition énergétique comme le prétend le lobby des industriels du compteur communicant (ESMIG - European Smart Energy Solution Providers).
Voir le chapitre Documents ci-dessous pour plus d'explications.
Le projet de décret wallon
En ce mois de juin 2018, le Gouvernement wallon s'apprête à adopter un décret « en vue du déploiement des compteurs intelligents » (voir le projet de décret dans le chapitre Documents ci-dessous), à la suite de quoi il devrait être soumis au vote au Parlement wallon le mois suivant.
Comment s'opposer au projet de décret ?
La meilleure façon de s'opposer dans l'immédiat au décret et au déploiement de ces compteurs est de contacter ou d'écrire aux parlementaires wallons, avant le vote en juillet bien sûr, tout particulièrement à ceux des partis politiques qui s'apprêtent à voter pour le décret, le cdH et le MR (et tout spécialement aux élus du cdH, un parti encore hésitant sur la question).
Faites votre lettre à partir des informations disponibles sur cette page ou en partant de ce modèle.
Sur le site du Parlement wallon :
– Retrouver facilement l'adresse courriel des députés par circonscription ou par groupe politique.
– Par exemple, les députés du cdH.Documents, livres et vidéos
Le diaporama de Paul Lannoye (Grappe et Fin du nucléaire) présenté lors de la soirée du 13 juin 2018, à Barricade, Liège.
– Télécharger le fichier exécutable pour MS Windows.
– Télécharger le fichier PDF (pour tous systèmes et imprimer).Documents liés à la séance du 15 mars 2018 de la Commission énergie du Parlement wallon sur le compteur communicant :
– Le diaporama présenté par le Grappe et Fin du nucléaire : PDF et exécutable (MS Windows).
– Le compte rendu de la séance.Autres documents :
– Le projet de décret du Gouvernement wallon (en attendant la version du décret qui sera adoptée par le Gouvernement wallon qui pourrait être différente, version qui sera soumise au vote du Parlement en juillet 2018).
– Avis sur les compteurs communicants, Grégoire Wallenborn (Docteur en sciences de l’environnement, ULB)
– Des pétitions contre la loi visant à rendre ces compteurs obligatoires.Livre
Sexy, Linky ? Nicolas Bérard. Le passager clandestin, janvier 2018 (2e édition), 120 pages, 5 €.
Pour voir le vrai visage du nouveau compteur électrique Linky sans se faire enfumer par Enedis (Enedis est le GRD français - GRD : gestionnaire du réseau de distribution).Documentaire vidéo
Envoyé spécial du jeudi 14 juin 2018 (Élise Lucet, France 2, 28 min.) : Les révoltés du Linky. À voir sur francetvinfo.fr ou sur Youtube
Une groupe de travail sur les ICC s'est constitué dans les semaines précédentes pour accélérer le cours de cette action, avec déjà un certain résultat : des amis et des membres de FDN ont été contactés dans une quarantaine de communes : nombre de ces contacts ont été positifs. De plus, une carte interactive des communes de la Fédération WB a été mise en place sur le site afin de faciliter l'organisation des interpellations. Extrait de la page web de l'ICC (www.findunucleaire.be/icc.htm) :
La carte interactive de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FW-B) permet de connaître le statut d'une commune par rapport à l'interpellation citoyenne, selon la couleur de la commune et le commentaire associé :
- En attente - rien n'est en cours (gris).
- Un habitant de la commune est en train de faire les démarches pour interpeller ou il y a un « parrain » en train d'établir des contacts pour inciter quelqu'un à faire l'interpellation (blanc).
- La demande d'interpellation a été faite ou la date de l'interpellation est fixée (jaune).
- L'interpellation a eu lieu (orange).
- Une motion a été votée pour dire non au nucléaire, comme à Liège (vert).
- Une motion a été votée mais elle ne présente aucun intérêt, comme à Esneux (rouge).
- Interpellation interdite, comme pour la ville de Huy qui interdit toute interpellation l'année des élections (brun).
Devenez « parrain »
Un parrain est quelqu'un qui chapeaute une ou plusieurs communes afin d'y trouver une personne pour interpeller. Si vous connaissez des personnes habitant dans des communes où rien n'est en cours et susceptibles de faire l'interpellation, ce rôle vous est tout à fait indiqué. Le secrétariat de Fin du nucléaire peut vous fournir les coordonnées des membres qui y habitent.
Comment faire ? Sur la page de la carte interactive, dans le bandeau inférieur jaune, cliquer sur le 3e icône en commençant par la gauche (silhouette de 2 personnes avec un signe +). Ensuite, remplir le formulaire.
En cas de difficulté ou pour toute question à propos de l'ICC, envoyer un courriel à icc@findunucleaire.be
Accéder à la carte interactive (ou cliquer sur la vignette ci-dessus).
Nous aurons un stand à la petite foire. Quatre membres du Comité de coordination y seront (Bernard, Bouli, Marc et Francis) mais ce n'est pas suffisant pour assurer la tenue du stand durant les 2 jours, merci de vous manifester ! Aller à Semel, c'est la possibilité de rencontrer un public motivé qui n'est pas celui de Liège et environ.
Luce et Michel nous proposent une possibilité de logement à 30 km de Semel, près de Saint-Hubert (3 couchages en dur et un verger pouvant accueillir des tentes).
Le dimanche 19 août, à Barricade, brunch de 10 h 30 à 13 h 30 pour les membres des trois associations mpOC-Liège, Fin du nucléaire et Attac-Liège. Merci de réserver par courriel à evenement@findunucleaire.be, en précisant le nombre de personnes.
L’une des limites évidente et acceptée par tous à la liberté d’expression est son utilisation afin de pousser des individus à commettre un crime(1). Nous défendons ici l’idée que le nucléaire civil soit assimilé à un crime contre l’humanité, involontaire certes (comme il existe des homicides involontaires), mais néanmoins crime. Cette thèse, pour aussi choquante qu’elle puisse paraître de prime abord, n’en est pas moins démontrable.
Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale du 17 juillet 1998 définit dans sa notion de crime contre l’humanité une série d’actes qui peuvent être commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque. L’extermination en fait partie. Par « extermination », on entend notamment le fait d'imposer intentionnellement des conditions de vie, telles que la privation d'accès à la nourriture et aux médicaments, calculées pour entraîner la destruction d'une partie de la population(2).
Lire la suite de cet article publié sur le site de Kairos par deux membres de Fin du nucléaire. Et illustré par un autre membre de Fin du nucléaire.
À l'initiative de l'Umweltinstitut München e.V., des associations allemandes, belges (dont Fin du nucléaire asbl) et hollandaises envoient une lettre ouverte aux ministres allemands responsables de la commission nucléaire belgo-allemande, une commission créée dans le cadre du traité nucléaire signé fin 2016 par la Belgique et l'Allemagne.
La lettre met l’accent sur les contradictions de l’État allemand qui, d’une part a programmé la sortie du nucléaire en 2022 et, avec raison, fait pression sur l’État belge pour fermer les centrales nucléaires belges, en particulier, fermer immédiatement les réacteurs les plus dangereux, et, d’autre part, détient des parts d’Engie, l’exploitant des centrales belges, à hauteur de 21,5 millions d'euros, tout en le soutenant en lui fournissant du combustible nucléaire.
En conséquence, les associations demandent
– la fermeture des usines nucléaires de Gronau (Westphalie) et de Lingen (Basse-Saxe), et, par voie de conséquence,
– l’arrêt des livraisons de combustibles de l'Allemagne pour les réacteurs de Tihange et Doel, et
– la vente des actions d’Engie détenues par l'Allemagne.
– Lire la lettre en français (PDF – Version française par Fin du nucléaire),
– en allemand ![]()
En annonçant fièrement mercredi 6 juin 2018 le démarrage du premier EPR à Taïshan (Chine), EDF a probablement cru pouvoir faire oublier ses propres déboires sur le chantier EPR de Flamanville (Manche), mais aussi les conditions insensées dans lesquelles ces deux EPR ont été bradés aux Chinois en 2007.
En effet, en 2007, les deux EPR ont été littéralement offerts par Areva à environ 3,6 milliards d’euros les deux. La transaction ne concernait certes que les ilots nucléaires (les Chinois se faisant fort de construire eux-mêmes les autres parties des réacteurs), mais le prix de 1,8 milliard d’euros pièce relève incontestablement du dumping sachant que la construction d’un EPR coûte au bas mot 10 milliards d’euros. Il serait donc justifié que les agences d’Etat, les médias et la justice françaises enquêtent pour savoir exactement combien la vente de ces réacteurs coûte à la France (au lieu de lui rapporter de l’argent comme on peut le lire ici ou là).
D’autre part, il est nécessaire de rappeler que les deux EPR chinois sont dotés de cuves défectueuses, ratées par Areva dans ses usines du Creusot au même titre que la cuve de l’EPR de Flamanville(1).
Le démarrage du premier EPR chinois montre que la prétendue « Autorité de sûreté » chinoise est aussi déficiente ou soumise que l’ASN française, elle-même incapable d’interdire à EDF d’utiliser des pièces défectueuses. Conçu au début des années 90, l’EPR est un dinosaure totalement dépassé (même du point de vue pro-nucléaire) avant même de produire ses premiers kilowattheures et ses premiers déchets radioactifs, à supposer qu’il parvienne à générer quoi que ce soit sans causer d’accident majeur.
Source : www.observatoire-du-nucleaire.org
(1) Et de bien d'autres composants des réacteurs français actuellement en service (note de FDN).
Lundi 25 juin, 20 h, Anthisnes
Débat contradictoire organisé par le Bourgmestre suite à l'interpellation citoyenne sur le plan d'urgence en cas d'accident atomique.
Avec Paul Lannoye et Francis Leboutte face à Damien Ernst et en principe un représentant d'Engie.
À l'avouerie d'Anthisnes, Avenue de l'Abbaye 19.
Voir findunucleaire.be/petitions.htm
Pour le comité de coordination de Fin du nucléaire,
Francis Leboutte
Fin du nucléaire, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be
info@findunucleaire.be
T. : 04.277.06.61
Les archives de la lettre des membres : www.findunucleaire.be/lettre