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Fin du nucléaire |
Lettre aux membres de Fin du nucléaire (FDN)
Lettre n° 24
Le 19 février 2019
Sommaire
– Réunions du CC (comité de coordination)
– Projets 2019
– L'Écho des atomes
– Renouvellement de la cotisation
– Agenda
Invitation à tous les membres en ordre de cotisation à participer à cette réunion du CC de jeudi prochain. Lire l'ordre du jour.
Les ordres du jour et les rapports de toutes les réunions sont disponibles ici : www.findunucleaire.be/lettre/pdf/
Nous avons rédigé un questionnaire à propos de l’avenir énergétique de la Belgique, en particulier la filière de production d’électricité nucléaire, et sur le traité d’interdiction des armes nucléaires de l’ONU. Il sera envoyé aux partis politiques dans les jours à venir. Vous le trouverez sur le site de FDN fin du mois au plus tard.
Besoin de traducteurs : nous avons régulièrement besoin de traducteurs du français vers le néerlandais et l'allemand (pour ce questionnaire, un renfort pour la traduction en néerlandais serait très utile). Merci d'avance pour vos propositions.
Fin du nucléaire et Aachener Aktionsbündnis gegen Atomenergie organiseront une manifestation à la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986. Contactez-nous (info@findunucleaire.be) pour participer au groupe de travail mis en place pour ce faire ou si vous pouviez donner un coup de main le jour même de la manifestation.
Extrait de la page L'Écho des atomes du site de FDN :
Les habitants de la commune de Huy et de 7 communes voisines ont été invités le 11 février à une réunion d’information sur le projet d’Electrabel de « Construction de trois bâtiments destinés à la manutention et à l’entreposage temporaire d’emballages contenant du combustible nucléaire usé ».
Selon l’invitation :
- « les trois bâtiments projetés sont destinés à augmenter la capacité d’entreposage temporaire des assemblages de combustible usé sur le site de la centrale ».
- […] chacun est invité à adresser ses observations et suggestions destinées à la réalisation de l’étude d’incidences par écrit au Collège Communal de la Ville de Huy […] et ce jusqu’au 26 février 2019.
À terme, c’est-à-dire après la fermeture des 3 réacteurs qui aura lieu pour le premier (T2) début 2023 et pour les deux derniers fin 2025, tous les assemblages de combustible usés de la centrale se retrouveront dans ce nouveau bâtiment (ceux qui sont actuellement stockés en piscine dans de mauvaises conditions de sureté et sécurité ainsi que ceux à venir). Selon notre estimation, il s’agirait d’environ 3 000 assemblages représentant une masse d’environ 2 000 tonnes de déchets hautement radioactifs à vie longue (plus de 100 000 ans). Contrairement aux déclarations de certains, la capacité de ce bâtiment ne nous parait pas excessive.
Il est assez inhabituel de voir le demandeur d’un permis d’urbanisme consulter la population avant même l’étude d’incidence qui, pour rappel, sera suivie, comme prévu par la loi, d’une enquête publique de 30 jours. Fin du nucléaire émettra une série de questions et observations qui seront adressées au Collège de Huy avant le 26 février, en attendant l’étude d’incidence et l’enquête publique. Ces questions seront publiées sur cette page dans les prochains jours.
Vous pouvez consulter les documents émis par Electrabel, ses sous-traitants et la commune de Huy sur le site de Fin du nucléaire . En plus d’informations relativement succinctes sur le projet, on y trouve aussi l’habituelle propagande nucléariste de mauvais aloi : « Le volume total des déchets est de 0,5 kg par personne et par an, soit l’équivalent d’une canette » et « Les déchets de forte activité ne représentent que 5 grammes soit l’équivalent d’un dé à coudre par personne et par an ». Rappelons donc que le contenu de ce dé à coudre est suffisant pour se suicider tout en assassinant quelques milliers de ses voisins et, que pour contenir ses effets délétères, il faudrait que chacun construise un bunker dans son jardin, à refaire tous les 100 ans pendant plus de 100 000 ans. Qu’un réacteur de 1 GW nécessite 200 tonnes d’uranium naturel par an pour fonctionner, alors que seulement 1 tonne sera fissionnée sur les 25 tonnes effectivement utilisées dans le réacteur, les 175 tonnes restantes(1) allant gonfler les déchets des « canettes » et autres « dés à coudre » (soit une consommation de 1 200 tonnes d’uranium par an pour les 7 réacteurs belges). De même les résidus toxiques des 400 000 tonnes de minerai nécessaires pour obtenir ces 200 tonnes d’uranium. Et encore les 400 tonnes de fluor et de chlore nécessaire à l’enrichissement de l’uranium consommé par le réacteur pendant un an dont on ne sait pas ce qu’ils deviennent, mais produisent assurément des gaz à effet de serre dont le potentiel de réchauffement est beaucoup plus grand que celui du gaz carbonique (CO 2). Etc., etc.
(1) 175 tonnes environ « perdues » lors du processus d’enrichissement de l’uranium (en uranium appauvri, etc.).
– Les questions de Fin du nucléaire adressées Collège de Huy et à Electrabel seront disponibles le 26 février au plus tard, sur le site (page L'Écho des atomes)
Ce 18 janvier, Elia, la société qui gère le réseau de transport d’électricité (la haute tension), a présenté ses chiffres sur le « mix » électrique en 2018. Le nucléaire belge est à la traine avec une production de 27,3 TWh(1) ce qui ne représente que 34 % de la consommation (voir le graphique ci-contre), soit un petit mieux que l’année « record » de 2015 où cette production avait été de 24,8 TWh (28 % de la consommation).
De ces données, nous déduisons que le facteur de charge(2) du nucléaire a été de 55 % en 2018, ce qui porte la moyenne des sept dernières années à 70 % (2012-2018). En 2015, le facteur de charge du nucléaire était de 50 % et les importations encore plus importantes avec 21 TWh (24 %, contre 17,4 % en 2018).
Le facteur de charge était de 94 % en 1999, une année record pour la production d’électricité nucléaire (une valeur de 90 à 95 % est considérée comme normale). Avec l’usure et l'augmentation du nombre de pannes et d'incidents, ce facteur de charge continuera de chuter dans les années à venir, jusqu’à l’arrêt complet du nucléaire... peut-être suite à un accident majeur comme à Tchernobyl ou Fukushima, dont la probabilité est loin d’être nulle.
Mettez les chances de votre côté en devenant membre de Fin du nucléaire (FDN) qui milite pour l’arrêt immédiat des 5 réacteurs les plus dangereux : www.findunucleaire.be/#adherer. Ou mieux encore, participez à l’organisation des actions de FDN.
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Lire le communiqué d’Elia.
(1) TWh : térawattheure (1 billion ou 1000 milliards de wattheures).
(2) Le facteur de charge (ou taux d’utilisation) est le rapport entre l’électricité réellement produite et celle qui aurait été produite si l’installation avait fonctionné continuellement à sa puissance nominale (au cours d’une période donnée).
Un nombre important de membres est une condition nécessaire pour que Fin du nucléaire asbl puisse atteindre ses objectifs tels qu'exprimés dans ses statuts.
Pour éviter les oublis et les fastidieux rappels de cotisation, nous vous invitons à mettre en place un ordre permanent annuel avec une date anniversaire entre le 1er janvier et le 31 mars, avec en communication : Cotisation.
– Le montant de la cotisation annuelle est de 5 € ou plus, avec un maximum de 100 € (1 € en cas de grande difficulté financière).
– L'adhésion prise en novembre ou décembre est valable pour l'année suivante.
L'adresse bancaire de l'ASBL : Fin du nucléaire ASBL, BE55 0689 3115 3244
Nouveau membre, voir : www.findunucleaire.be/#adherer
L’Herbe de l’Oubli
Le spectacle « L’Herbe de l’Oubli » s’inspire des témoignages recueillis après la catastrophe de Tchernobyl par Svetlana Alexievitch dans son livre « La Supplication » (prix Nobel de littérature 2015) et témoigne de la parole de survivants et d’habitants de la Biélorussie qu’a rencontrés la compagnie Point Zéro.
L'herbe de l'oubli a reçu le Prix de la critique du meilleur spectacle de la saison 2017-2018.
À Huy (23 janvier), Woluwe-Saint-Lambert (5 février), Louvain-la-Neuve (du 21 février au 4 mai, plusieurs dates), Rixensart (7 février), Liège (8 février, Festival Paroles d'Hommes), Dinant (12 février), Ath (20 février), Marche-en-Famenne (22 février, Maison de la Culture), Nivelles (26 février), Bertrix (28 février), Mons (2 avril) et peut-être d'autres.
Pour plus d'information, voir le calendrier de la compagnie Point Zéro.Fin du nucléaire sera présent aux représentations de Liège, Ottignies-Louvain-la-Neuve (le 21 février), Marche-en-Famenne et Mons.
Les membres de Fin du nucléaire bénéficient d'une réduction sur le tarif d'entrée à Liège et Marche-en-Famenne à condition de réserver : pour réserver, envoyer un courriel à info @ findunucleaire.be
Le Centre Culturel d’Ottignies, en partenariat avec la Maison du Développement Durable et d'autres associations, organise des actions de sensibilisation à la problématique du nucléaire. Plus d'information.
Manifestation pour la fermeture immédiate des réacteurs belges les plus dangereux
À la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986
Une action similaire sera menée simultanément à Cologne.
Organisation : Fin du nucléaire et Aachener Aktionsbündnis gegen Atomenergie.L'argumentaire ainsi que des précisions sur le lieu du rendez-vous (à Bruxelles, à 16 h) et les modalités de l'action seront bientôt disponibles à l'agenda du site de FDN.
Pour le comité de coordination de Fin du nucléaire,
Francis Leboutte
Fin du nucléaire, rue de la Charrette 141, 4130 Esneux
www.findunucleaire.be
info@findunucleaire.be
T. : 04.277.06.61
Les archives de la lettre des membres : www.findunucleaire.be/lettre