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Fin du nucléaire asbl |
Lettre aux membres de Fin du nucléaire (FDN)
Lettre n° 43
Le 11 mars 2021
Certains et certaines d’entre vous seront peut-être surpris de recevoir cette lettre d’information. Nous avons décidé de l’envoyer à tous les membres, même ceux qui ne sont plus en ordre de cotisation, parce que vous informer nous semble une priorité.
Si vous ne souhaitez plus recevoir nos communications, n’hésitez pas à nous le signaler en réponse à ce message.
Sommaire
Depuis l’AG du 6 février 2021, l'asbl Fin du Nucléaire dispose d’un nouveau Conseil d’Administration.
Tous les membres du nouveau Conseil d'administration remercient le président sortant pour toutes les actions réalisées au bénéfice de l'association. Sans son travail acharné, il n’y aurait pas aujourd’hui de mouvement antinucléaire sérieux en Belgique francophone.
La recherche sur la réalité de ce qui nous entoure m’a toujours fasciné... et, si ce concept existe vraiment, je crois pouvoir affirmer aujourd’hui qu’il s’agit alors de quelque chose de très complexe.
On se simplifie parfois la vie en collant des étiquettes : c’est noir ou c’est blanc... on est pour ou on est contre.
Et pourtant, si on y regarde de plus près, il y a bien plus que des nuances de gris...
Chaque être humain, limité par ses 5 sens, ne peut voir qu’une partie de cette réalité... et, influencé par ce qu’il a vécu, il en tire ses propres convictions : je les respecte toutes !
Je rencontre par contre plus de difficulté à accepter tous les comportements… certaines pages s’avèrent parfois plus lourdes à tourner, mais c’est toujours possible.
C’est sans doute pour avoir exprimé, lors de notre dernière assemblée générale, ces principes qui m’animent que je me retrouve aujourd’hui président de notre ASBL — j’en profite pour remercier les membres qui m’ont donné leur voix ! Je tiens également à témoigner ma gratitude à Francis qui occupait cette place avant moi, pour tout le travail qu’il a abattu et l’aide qu’il a manifestée pour que la transition se passe au mieux.
C’est en nous réunissant, tous ensemble, autour d’une nouvelle équipe rajeunie que nous mettrons toutes les chances de notre côté pour avancer.
En cette année où des décisions cruciales doivent être prises concernant l’avenir énergétique de la Belgique, nous allons œuvrer pour faire aboutir une des raisons d’être de « Fin du Nucléaire » : l’arrêt immédiat de tous les réacteurs belges, car leur risque d’accident majeur est extrêmement élevé.
Je gérerai les divers outils de communication de l'asbl, le classement des documents, des ordres du jour et des comptes-rendus de réunion,le fichier des membres et des cotisations.
J’assurerai l'assistance informatique ainsi que d'autres tâches en soutien du Président, notamment pour la gestion du site Web et de la page Facebook.
Membre fondatrice de FDN, je suis le seul élément féminin du CA et je reprends, avec l'aide de Julien, une fonction que j'ai exercée depuis la création de notre asbl.
La comptabilité n'a rien de passionnant, mais il faut y passer ...et copiner avec Biztax et UBO !
Français d’origine, j’ai été biberonné dès ma plus tendre enfance à la propagande pronucléaire d’EDF.
Diplômé en communication, je vis aujourd’hui en Belgique, où je travaille comme Écoconseiller et spécialiste en Utilisation Rationnelle de l’Énergie (Coordinateur de l’asbl Revert).
C’est en lisant la brochure « Le scénario Négawatt » de l’Association Négawatt qui base la sortie du nucléaire sur la sobriété, l’efficacité et la production d’énergie renouvelable que j’ai pris conscience que le nucléaire n’était pas une fatalité, mais bel et bien une volonté politique qui nous était imposée.
Je mets mes compétences en matière de communication, d’Utilisation Rationnelle de l’Énergie et de gestion d’une asbl au service de FDN.
À FDN, je souhaite apporter un esprit de coopération et de participation, et ceci passera par l’utilisation d’outils d’intelligence collective dans les réunions des diverses cellules de l’association. N’étant pas un grand expert en la matière, je me forme actuellement dans ce domaine. Je cherche d’autres personnes pour m’aider à accomplir cette tâche difficile, avis aux amateurs et amatrices !
Je souhaite également assister les différentes cellules dans la coordination de leurs tâches, selon leurs besoins.
Enfin, j’aime réfléchir et contribuer à l’émergence d’une société plus respectueuse de la Terre et de tous les êtres qui l’habitent.
Notez déjà la date et le lieu : le dimanche 25 avril 2021, veille du 35e anniversaire de Tchernobyl, à Tihange. Plus d’informations dans notre prochaine lettre.
Cet accident s’est déclenché après un tremblement de terre et un tsunami, mais la cause réelle est l’impréparation logistique et technique à une catastrophe naturelle (prévisible le long de la zone de subduction qui longe le littoral japonais) et les sources d’alimentation de secours n’étaient pas suffisamment étudiées et protégées contre les inondations. (La centrale aurait d’ailleurs pu être construite bien plus haut que le niveau de la mer).
La décontamination a notamment consisté à enlever une couche de terre et à la mettre dans des sacs en plastique qui ont une durée de vie limitée. Ils ne savent plus où les mettre. Il y a toujours des gravats et des boues d’épuration contaminées en quantité.
Des zones entières sont toujours inaccessibles, car trop irradiées, et même si l’irradiation a diminué dans les zones décontaminées, le césium 137 (entre autres) est bien là pour des générations !
Le gouvernement voudrait faire revenir les 95 000 personnes évacuées dans les zones où ils risquent d’être exposés à des doses allant jusqu’à 20 mSv/an, soit près de 20 fois le niveau naturel, et ces faibles doses ne sont pas innocentes. Il y a eu au total 22% de retours.
Au niveau santé, de nombreux nouveaux cas de cancer de la thyroïde ont été détectés, statistiquement plus que les années précédant l’accident. Les autorités politiques et médicales ont tout fait pour minimiser les effets des radiations sur la santé. L'OMS, dès sa création, a renoncé à traiter le domaine de la santé en relation avec le nucléaire, dominée par l'AIEA : http://independentwho.org/fr/accord-wha12-40/, mais il y a bien eu des morts et des maladies causées par l’accident nucléaire !
Les sols sont contaminés, ce qui rend les produits de l'agriculture nocifs pour la santé. De même, les produits de la pêche, autorisée à 20 km de la centrale, ne sont pas sans risque. La limite pour les aliments est de 100 Bq/kg pour le césium, plus restrictive qu’en Europe.
Les cœurs des différents réacteurs sont encore inaccessibles suite aux radiations et personne ne sait combien de temps prendra le démantèlement.
Les réacteurs sont toujours chauds, l’eau de refroidissement doit être stockée ; un million de m³ d’eau contaminée se trouvent dans des citernes, dont certaines (50) ont été bousculées par le dernier tremblement de terre.
Le gouvernement japonais voudrait rejeter cette eau dans la mer, mais il y a une forte opposition des pêcheurs et des voisins, notamment coréens. Une pétition contre ce rejet des eaux contaminées dans l’océan est disponible ici.
Deux piscines de stockage sur 4 n’ont toujours pas pu être vidées. Elles représentent toujours un danger d’accident, en cas d’effondrement des bâtiments qui continuent à se dégrader ou de perte de refroidissement.
Les éditions de Fukushima viennent de publier la traduction française d’un symposium tenu les 11 et 12 mars 2013, qui explique les causes de la catastrophe et ses conséquences médicales et écologiques. Voici un extrait du discours qu’y a prononcé Naoto Kan, Premier ministre du Japon lors de la catastrophe :
Après avoir vécu cette catastrophe nucléaire, j'ai réfléchi à la façon de gérer les centrales nucléaires dans le contexte des politiques énergétiques japonaise et mondiale. Ma conclusion est que la meilleure façon de garantir la sécurité nucléaire est de ne posséder aucune centrale nucléaire. Je suis convaincu en effet que la politique nucléaire ou la politique énergétique la plus sûre est celle du «zéro centrale nucléaire».
Quand on réfléchit à la perspective invraisemblable de perdre près de la moitié du territoire national et de devoir faire évacuer près de la moitié de la population, il est évident que ce n’est pas par la technologie qu’on peut résoudre le problème.
Vous trouverez le rapport complet en suivant ce lien.
Fin du nucléaire, rue Surlet 49, 4020 Liège
www.findunucleaire.be
info@findunucleaire.be
T. : 04.277.06.61
— Les archives de la lettre des membres : www.findunucleaire.be/lettre
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