Conférence sur la Sortie du Nucléaire


Devons-nous craindre un black-out ou une flambée des prix suite à la fermeture de nos réacteurs nucléaires ?
Ou en sommes-nous, combien de réacteurs seront fermés ?
Quelles seront les répercussions énergétiques et climatiques ?

N’hésitez-pas à venir nous poser vos questions à ce sujet !

Où : Centre Culturel d’Ans
Place des Anciens Combattants, 1
4432 Ans-Alleur

Quand : 16 juin 2022 à 19h30

Christian Steffens, ingénieur industriel, consultant indépendant en électricité et énergie
Philippe Looze, ingénieur physicien Ulg.


A l’initiative d’Ecolo-Ans – Contact : 0497 63 91

Avec la participation de Fin du nucléaire

Notes de la conférence du 16 juin 2022

Vues : 77

Tour à vélo antinucléaire Tihange→Aachen et au-delà

Réservez d’ores et déjà la date du samedi 9 juillet 2022 !

Manifestation antinucléaire internationale

À l’initiative de nos amis allemands, un « tour à vélo » de presque 2 semaines partira de Tihange, passera par Liège et continuera au-delà d’Aachen.

Il réunira des associations antinucléaires d’Allemagne, des Pays-Bas, de Flandre et de Wallonie pour réaffirmer la nécessité d’abandonner l’énergie nucléaire civile et militaire.

Pour la partie belge du circuit, rendez-vous à 11h le samedi 9 juillet 2022 à Tihange.

Venez en train (et vélo), en voiture ou en vélo !

Manifestation cycliste pour la sortie du nucléaire en Belgique et dans les pays voisins : nous demandons l’arrêt des réacteurs électronucléaires, et une gestion des déchets aussi sûre que possible.

FdN

Le nucléaire n’est une solution ni pour le climat ni pour notre indépendance énergétique, et le danger d’accident et de contamination ne peut être sous-estimé.

Programme

Samedi 9 juillet

11:00 – 12:00

Rassemblement à Tihange, près de la centrale, sur la dalle du port de Corphalie, à peu près en face du « Mr Bricolage », Quai de Compiègne, 69 à 4500 Huy. Détail en bas du document ¹.

12:00

Discours (Be, Nl, De)
Repas : prenez votre pique-nique !

13:00

Départ pour Liège (moins de quatre heures).

18:00

Rassemblement et discours sur la Place St Léonard à Liège.

Dimanche 10 juillet

09:30 précises

Départ pour Maastricht (25 km, soit moins de 3 h) en Outremeuse, le long du Ravel ².
La piste cyclable est facile, au bord de la Meuse.

13:00

Discours et déjeuner à Maastricht.

Après-midi

Départ pour Aix-la-Chapelle, discours à Aix-la-Chapelle dans la soirée.

La randonnée à vélo se poursuivra encore 12 jours de plus en Allemagne, en protestant devant divers sites énergétiques liés à l’atome et au charbon !

Les détails pratiques concernant les lieux seront publiés bientôt.

En suivant ces liens, vous avez accès aux plans détaillés du Ravel (piste cyclable) que nous suivrons de Tihange à Liège, puis de Liège à Maastricht

Invitation lancée par nos amis Hollandais (Wise)

Site de nos amis Allemands : Ausgestrahlt Anti-Atom-Radtour 2022

¹ L’entrée du site est l’entrée la plus proche de “Mr Bricolage”, en face du garage Peugeot. En venant de Huy, vous verrez d’abord les boites aux lettres du 69 et Resto du RYCH (Royal Yacht Club de Huy).
L’entrée de la dalle est quelques centaines de mètres plus loin.

RCYH, boites à lettre 69 : ceci n’est pas la bonne entrée !


Dalle du port de Corphalie, gérée par le RCYH, quelques centaines de mètres plus loin du N° 69 dans la direction de Liège, en face du garage Peugeot : notre zone réservée est à droite des pneus
!le


² Départ Bd Saucy, au pied de la passerelle, le long de la piste cyclable du “Ravel”.

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Sortie du Nucléaire : nous avons de nombreuses questions à toutes leurs réponses !

Ce texte sera tenu à jour en fonction de l’évolution de la situation !
Dernière modification le 13/06/2022

Le point du 13 Juin 2022

– Toujours pas de nouvelles des décisions gouvernementales sur la prolongation des deux réacteurs, alors que Mr de Croo nous avait promis de déposer un projet pour la fin Mars.
La négociation avec Engie est confidentielle, mais semble très difficile, Engie, étant en position de force, semble demander beaucoup de compensations financières. Engie met la pression et “propose” que la Belgique participe aux frais (et aux bénéfices disent-ils !?) du nucléaire, mais surtout aux frais de prolongation et du futur démantèlement et des déchets générés par la prolongation des deux réacteurs. Et certains craignent qu’ils ne refilent à la Belgique l’ardoise de plus 40 milliards du démantèlement de l’ensemble des installations nucléaires en Belgique et de la gestion de leurs déchets…
Les décisions sont encore reportées… jusqu’à septembre 2022 ! ?
Et, le gouvernement, qui a d’autres soucis en plus de celui-ci, pourrait bien aussi tomber dans les mois qui viennent…

Plus le temps passe, plus il sera difficile de tenir les délais. Heureusement, en cas d’échec, le plan A est prêt à être mis en œuvre en 2025.
Engie précise le 18/05/2022 que les réacteurs prolongés ne seront pas opérationnels avant 2027, et seront vraisemblablement à l’arrêt entre 2025 et 2027 pour les travaux d’adaptation.
N’oublions pas que les Allemands, dans une situation similaire, ont renoncé à l’annulation de la fermeture de leurs deniers réacteurs nucléaires, parce que l’opération serait contreproductive, notamment financièrement...
Le gouvernement Allemand vient d’ailleurs de se prononcer contre l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie énergétique Européenne. (17/05/2022)
Dans l’état actuel de la législation, les deux réacteurs ne peuvent être maintenus en fonction après leurs 40 ans, sans prolongation légale et mise à niveau technique approuvée par l’AFCN.
– On apprend aussi que Engie Electrabel rapatrie des capitaux en France, soit 1.2 milliards….
Pour les mettre à l’abri de l’État Belge ?
La ministre voudrait taxer les surprofits d’Engie, mais le gouvernement Michel (MR) a signé des clauses trop favorables à l’industrie nucléaire….Et la la Banque Nationale, consultée, émet des doutes sur l’aide qu’elle pourrait apporter…
– G.L. Bouchez (MR) propose de prolonger 5 réacteurs, et de renoncer aux centrales à gaz. Rappelons l’incohérence du même parti qui il n’y a pas longtemps, acceptait la fermeture totale et proposait 9 centrales au gaz ! Le changement de contexte géopolitique n’explique pas cet acharnement pronucléaire….
– D’autant plus que beaucoup de politiciens semblent ignorer que l’uranium dans nos réacteurs est dépendant à 40 % de la Russie, directement, pour la fabrication de combustibles enrichis, ou indirectement, vu qu’une partie du minerai d’uranium provient du Kazakhstan, un approvisionnement contrôlé par des sociétés Russes.
Qui parle d’indépendance énergétique ?

Nous insistons sur le dangers des réacteurs prolongés et du problème de l’accumulation des déchets !

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En date du 18 mars 2022, en matière de sécurité d’approvisionnement électrique, le gouvernement belge a opté pour le « Plan B amélioré ». Il a opté pour la prolongation des deux réacteurs Doel 4 et Tihange 3 au delà de 2025, mais il prévoit aussi deux centrales au gaz.1
D’un côté, Engie prétend que la mise à niveau prendra 5 ans2 ; de l’autre, l’AFCN dit que la mise à niveau des réacteurs pourra être opérationnelle dès 2025. Qui croire ?

FdN remarque qu’en acceptant la prolongation des deux réacteurs, les ministres semblent plus motivés par l’indépendance énergétique que par la sécurité nucléaire. Alors que le nucléaire n’est pas le meilleur moyen d’assurer notre indépendance énergétique ni de lutter contre le dérèglement climatique10, nous devrions donc accepter de vivre avec la menace toujours possible d’un accident nucléaire dans ces réacteurs vieillissants, comme une arme braquée sur nous, qui plus est dans une zone densément peuplée, et contribuer à l’accumulation de déchets dont on ne sait que faire. C’est pourquoi FdN s’oppose à la prolongation de ces deux centrales et continuera à manifester pour leur fermeture, et contre le soi-disant “nouveau nucléaire du futur” !

Notons que l’Allemagne, confrontée à la même question dans un contexte énergétique similaire, vient de décider de renoncer à la prolongation de ses deux derniers réacteurs nucléaires, qui fermeront donc cette année. S’ils peuvent le faire, pourquoi pas nous ?
Mais il est important de souligner que le gouvernement belge a décidé d’augmenter le renouvelable, car c’est le meilleur moyen de diminuer la dépendance aux énergies fossiles et de se passer du nucléaire.

Il reste beaucoup de questions et certaines réponses doivent être confirmées :!

FdN :Combien de milliards coûteront les mises à niveau de Doel 4 et Tihange 3 ?
Qui paiera cette note ?

R. Cela fait partie de la négociation avec Engie, les deux ministres-négociateurs ne veulent pas dévoiler les détails. Mais le coût serait d’à peu près 1.6 milliard d’euros, soit 160€ par habitant, donc au moins 320€ par famille… .
Engie doit réorganiser ses équipes et ressources, pour préparer la prolongation et, en même temps, commencer les démantèlements des réacteurs déclassés.3

FdN : Va-t-on puiser dans les ressources prévues pour le démantèlement et la gestion des déchets ?

R. En principe, non, l’exploitant reste responsable du démantèlement et de la gestion des déchets pour les 7 réacteurs, les provisions nucléaires devraient être conservées.
La ministre Van der Straeten vient de déposer un projet de loi visant à s’assurer qu’Electrabel payera la facture des déchets nucléaires et du démantèlement. Ce n’est pas lié à la prolongation des deux réacteurs, mais cela ne va pas faciliter le dialogue entre l’État Belge et Engie-Electrabel lors des négociations en cours… (La Libre Belgique 10/05/2022)

FdN : Prolonger les deux réacteurs D4 et T3 nécessitera donc un changement de la loi organisant la fermeture de tous les réacteurs en 2025, pour autoriser la prolongation de deux réacteurs. Quand sera voté cette modification de la loi de sortie du nucléaire ?

R. C’était prévu pour fin Mars, début Avril !? Les dates finales, fixées dans la loi de fermeture, vont être révisées, et décalées de 10 ans, soit, pour Tihange 3 le 1er septembre 2035 et pour Doel 4 le 1er juillet 2035. La seule modification concernera ces deux dates. La loi continuera à interdire la construction de nouvelles centrales. Cette loi n’empêchera toutefois pas la recherche des “solutions du nucléaire du futur” (SMR, “petits réacteurs modulaires”), auxquels FdN marque son opposition. Et nous apprenons que le dernier rapport du GIEC (p.51) montre qu’à investissement égal, le solaire et l’éolien économisent 4 fois plus de CO2 que les réacteurs électro-nucléaires! 10

FdN : Si le CRM4 fonctionne pendant la période d’arrêt en 2025/2026 , cela prouve qu’on pouvait arrêter tous les réacteurs, alors, pourquoi remettre Doel 4 et Tihange 3 et en marche en 2026-2027 ?

R. Selon la ministre, “parce qu’il y a la guerre en Ukraine et qu’on prend conscience de l’ampleur de notre dépendance aux énergies fossiles – gaz, pétrole et uranium. Raison pour laquelle il faut encore plus diversifier notre approvisionnement”.

Pour FdN cette réponse est insatisfaisante : si nous pouvons nous passer des réacteurs en 2025 et 2026, et si, en pus les renouvelables montent en puissance, il est absurde d’en redémarrer deux en 2027 et les garder dans les années qui suivent !

FdN : Y aura-t-il de nouvelles négociations avec l’Europe pour redéfinir un programme CRM adapté ? Combien de temps prendront ces négociations ?

R : À première vue, le CRM du « plan A » resterait d’application. Nous ne savons pas ce qu’en pense l’Europe : ce CRM a été prévu et approuvé pour la fermeture de toutes les 7 centrales, et non pas 5.

FdN : D’où proviendra l’uranium enrichi pour les réacteurs qui seraient prolongés ? Dans les réacteurs actuels, 25% de l’uranium enrichi est Russe et 40% du minerai dépend de sociétés Russes, notamment via le Kazakhstan… La fabrication des combustibles risque de prendre du temps, quel sera le fournisseur ?

R. : La Ministre Tine Van der Straeten n’en dit rien.

FdN : Dans le cas où les réacteurs prolongés seraient indisponibles avant l’été 2025, la solution temporaire prendra-t-elle la forme d’une consommation de gaz accrue au-delà des appoints prévus dans le nouveau programme CRM ? Combien de temps les réacteurs resteront-ils indisponibles ?

R. “On s’attend à ce que les deux réacteurs soient quand même éteints lors de leur quarantième anniversaire en 2025, avant d’être rallumés fin 2026 (c’est ce qu’espère le gouvernement) voire courant 2027, et c’est ce que laisse entendre l’exploitant du parc nucléaire belge, Engie-Electrabel.” 6

S’ils sont indisponibles fin 2025 et en 2026, le CRM (Mécanisme de Rémunération de Capacité)4 devrait être d’application comme prévu dans le plan A !
Il semble qu’on s’oriente vers ce scénario (18/05/2022).

FdN : Quand va avoir lieu l’enquête d’impact environnemental dans un rayon de 1000 km autour de Doel et Tihange ? Combien de temps prendra cette enquête ?

R. : La consultation publique transfrontalière et l’étude d’incidence prendront au moins deux mois pour chaque réacteur.

FdN : Cette enquête sera-t-elle uniquement consultative ?

R. Très probablement…

FdN : Y aura-t-il des voies de recours juridiques, d’une part pour les acteurs belges et d’autre part pour les régions frontalières ?

R. : Engie le craint, mais nous ne savons pas ce qui est juridiquement possible.

FdN : En 2025, les deux réacteurs de D4 et T3 auront atteint leurs 40 années de durée de vie légale prévue. Un arrêté royal de 2011 7 dit que les révisions périodiques ont lieu tous les dix ans, et pas plus. Elles ne peuvent donc plus fournir de l’électricité après 40 ans sans révision, et pas non plus avant la fin des travaux de mise à niveau requis, qui remplacent une révision périodique. L’AFCN trouvera-t-elle un moyen de contourner ces obstacles sans augmenter l’insécurité ?

R. L’AFCN propose de faire d’abord les travaux qui impactent le plus la sécurité, et de reporter les travaux moins lourds et n’impactant pas la sécurité. Donc l’arrêté royal7 sera modifié “pour établir une distinction entre les « travaux correctifs » qui devront absolument être réalisés avant que l’Agence fédérale de contrôle nucléaire n’accorde le renouvellement de l’autorisation d’exploitation, et les « actions d’amélioration », qui devront être mises en œuvre au plus tard trois ans après le premier redémarrage de la nouvelle période d’exploitation”6.

FdN : Comment stabiliser le prix de l’énergie en général (gaz, électricité…) ?

R : Ce qui permettra de ne plus dépendre du prix du gaz et autres énergies fossiles, ce sont d’abord les économies d’énergie, l’isolation de nos maisons, et ensuite, la généralisation des énergies renouvelables.

FdN. : Monsieur le Ministre Gilkinet rappelle que le nucléaire n’est pas une énergie rapidement pilotable. Pour apporter de la flexibilité à notre approvisionnement électrique, qui va investir dans le stockage nécessaire ? Le gaz suffira-t-il pour assurer la flexibilité ?

M. Georges Gilkinet dit en effet que “Engie devra se débrouiller pour que Doel 4 et Tihange 3 n’empêchent pas les énergies renouvelables de produire. C’est un nouveau paradigme, un renversement de la charge de la preuve”. Donc est-il possible, techniquement, de diminuer la production nucléaire quand les conditions météo seront favorables à l’éolien et au photovoltaïque et lorsque les centrales au gaz sont à l’arrêt ?

R: Depuis longtemps, les Allemands ont résolu le problème : la priorité est à la production renouvelable.Pour le ministre, Le secteur nucléaire devra être seulement l’appoint : “Les réacteurs devront être flexibles, explique le Ministre Georges Gilkinet. Par exemple, en stockant l’électricité quand la production est supérieure à la demande.”
Pour Fdn, ces deux réacteurs ne peuvent pas être rendu plus flexibles9, et les solutions de stockage doivent de toute façon être développées d’urgence !






Notes de la conférence du 16 juin 2022

(1) https://www.premier.be/fr/prolongation-de-la-duree-de-vie-des-centrales-doel-4-et-tihange-3 . Le gouvernement n’augmentera pas le nombre de centrales à gaz après 2026, se limitant aux deux qui sont actuellement prévues, selon La Libre Belgique du 2 avril 2022.
Pour la ministre, les deux centrales au gaz et un CRM4 fonctionnel sont nécessaires également si les négociations avec Engie capotent et que le plan A revient complètement d’application.
À ce jour, les propositions de modification de la loi annoncées pour fin mars 2022 n’ont toujours pas encore été ni proposées ni votées !?

(2) D’après Engie, la prolongation des deux centrales nucléaires ne sera pas prête avant 2027

(3) Le Soir – 21 mars 2022 – pg 10-11. « On a décidé de faire plus de renouvelable, c’est ça qui est important pour moi. » Tine Van der Straeten.

(4) Mécanisme de rémunération de la capacité (MRC/CRM) ce mécanisme apportera un soutien, au moyen d’enchères annuelles, aux unités qui peuvent fournir ou économiser de l’électricité à partir de 2025. Toutes les technologies possibles de production, de stockage ou de gestion de la demande d’électricité peuvent participer. De l’aide est apportée aux investissements, et sera remboursée plus tard si les bénéfices dépassent un certain niveau.
https://economie.fgov.be/fr/themes/energie/securite-dapprovisionnement/mecanisme-de-remuneration-de

(5) EDF parle d’une production pour 2022 inférieure de 20 % aux objectifs initiaux et prévoit d’importer de l’énergie électrique. Les incidents détectés dans de nombreux réacteurs nucléaires français risquent de se reproduire dans les mois et années qui viennent.

(6) “Le Soir” 2 Avril 2022 p8 “La prolongation du nucléaire entame son long parcours
du combattant”

(7) L’arrêté royal du 30 novembre 2011 portant prescriptions de sûreté des installations nucléaires. L’avant-projet de loi relatif à la prolongation de la centrales Doel 4 et de Tihange 3 sera très prochainement soumis à l’approbation du Conseil des ministres, tout comme le projet d’arrêté royal modifiant l’arrêté royal du 30 novembre 2011 portant prescriptions de sûreté des installations nucléaires.

(8) Programme initialement prévu :
https://afcn.fgov.be/fr/dossiers/centrales-nucleaires-en-belgique/cessation-des-activites-et-demantelement-des-centrales
https://economie.fgov.be/fr/themes/energie/sources-denergie/nucleaire/base-legale-de-la-sortie-du

(9) Le nombre de cycles de diminution à 50% est limité à 30 fois sur un cycle de 18 mois suivant le directeur d’Engie. LLB 29 mars 2022

(10) L’uranium est une ressource non-locale, et épuisable. Nos réacteurs sont chargés de 25% d’uranium enrichi venant de Russie, et dont le minerai vient partiellement du Kazakhstan.
Le dernier rapport du GIEC (p.51) montre qu’à investissement égal, le solaire et l’éolien économisent 4 fois plus de CO2 que les réacteurs électro-nucléaires! Notons que cette évaluation essaye de tenir compte du coût de la gestion des déchets, qui seront inévitables, y compris dans le cas des futurs SMR. Pour les détails, voir le décryptage par Libération.

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Communiqué de presse du 16/03/2022

Liège : gare des Guillemins


Décision de la fermeture du nucléaire en Belgique, guerre en Ukraine, 11ème anniversaire de la catastrophe de Fukushima

Il y a 11 ans, le 11 mars 2011, un tsunami déclenchait une panne de courant à la centrale de Fukushima Daïchi.
Les dispositifs de secours destinés à assurer le refroidissement des trois réacteurs, n’étant pas protégés des inondations, n’ont pas pu remplir leur office (1), et quelques jours plus tard les cœurs des réacteurs ont fondu et explosé, libérant des quantités de poison radioactif. Ce n’est que grâce à la direction des vents ces jours-là que l’ampleur de la catastrophe a été limitée. Nous sommes passés à deux doigts de l’évacuation de dizaines de millions d’habitants.
Il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, la responsabilité repose sur un défaut de prévoyance : absence de digue et installation au niveau de la mer dans une région sensible aux tsunamis, erreurs de conception de ces centrales, ainsi qu’une succession d’erreurs dans la gestion des événements.
Onze ans plus tard, le refroidissement, qui produit chaque jour des tonnes d’eau radioactive, le nettoyage et de démantèlement sont très loin d’être terminés, l’encombrement des déchets radioactifs est sans solution, sauf à polluer la terre et la mer…La guerre en Ukraine fait resurgir la peur de fuites radioactives délétères pour les populations. À l’heure actuelle, le fonctionnement des installations nucléaires en Ukraine, dans les 4 centrales du pays et à Tchernobyl, est menacé par la chute de missiles et la rupture de lignes électriques. À la suite des agressions militaires à Tchernobyl et à Zaporijja, la qualité de la maintenance par le personnel en sous-effectif et donc la sécurité y sont très dégradées. À Tchernobyl tous les systèmes de mesures et de communication ont été coupés plusieurs fois et l’alimentation électrique est toujours instable : les techniciens ont du vérifier les installations à pied et à la lampe de poche, une kalachnikov dans le dos… Cela nous rappelle que l’industrie nucléaire n’est pas une activité sûre sur une planète soumise à des catastrophes naturelles,des guerres, des mouvements sociaux violents et au dérèglement climatique qui augmente la probabilité des inondations, des sécheresses, de la montée du niveau des mers…

FdN lutte aussi contre toutes les armes nucléaires, car le nucléaire civil et le militaire sont indissociables : il est clair que les pays qui s’accrochent le plus à l’énergie électronucléaire sont ceux qui ont l’arme atomique ou qui veulent l’obtenir, et il est clair aussi que le nucléaire civil augmente très fortement le danger de la prolifération nucléaire (2).

Fin du Nucléaire rappelle que le nucléaire n’est pas une source d’énergie sûre (aucune compagnie d’assurance ne veut assurer les risques impliqués), qu’elle produit des déchets ingérables légués aux générations futures, et que l’uranium est une ressource épuisable et sale, qui n’assure pas notre indépendance énergétique : 25 % de l’uranium enrichi dans nos réacteurs provient de Russie, et le minerai d’uranium provient de pays comme le Niger ou le Kazakhstan. La pollution radioactive des sites d’extraction de l’uranium, en France et au Niger, pays où l’effet catastrophique sur la santé de la population est documenté, renforce la tradition entretenue depuis le début de cette industrie par les instances nationales et internationales (OMS, AIEA, IRSN, AFCN…,) de maintenir l’ignorance des dangers de la radioactivité par la population.À l’heure actuelle, pour assurer moins de 3 % de l’énergie mondiale avec 450 réacteurs, il nous reste de l’uranium pour 100 ans. Pour avoir réellement un effet de levier sur la décarbonation de la planète, il faudrait multiplier le nombre de réacteurs par 5 ou 10, et donc l’uranium serait épuisé en quelques années ! (3) De plus, cette énergie est la plus coûteuse et la plus lente à mettre en œuvre alors que le temps presse pour lutter contre le dérèglement climatique.

En Belgique, il a été décidé de fermer les 5 réacteurs les plus vieux dont les cuves sont par ailleurs fissurées et représentent un danger public. Nous devons maintenant décider de la fermeture des deux derniers. FdN a toujours appuyé le plan A et continue à le soutenir. Ce plan garantit l’approvisionnement par le développement de sources d’énergie renouvelable, dont l’éolien marin, et de deux centrales à gaz d’appoint (et non 9 comme le préconisait encore récemment la ministre Marghem). Dans le contexte actuel, nous comprenons que l’évolution du prix du gaz et de son approvisionnement doit être prise en compte. Notons néanmoins que le gouvernement allemand a décidé de fermer leurs deux dernières centrales, malgré un problème d’approvisionnement bien plus aigu! (4)

Cependant, le plan B doit être évalué aussi au niveau de son prix, de ses délais, de l’approvisionnement énergétique, et cela pose question. Les démarches à faire vont encore générer des délais : enquête d’impact environnemental sur 1000 km, nouvelles négociations avec l’Europe pour redéfinir le CRM, tractations pour convaincre Engie de faire les travaux et vraisemblablement des frais à charge de l’État pour plus d’un milliard. La loi sur le nucléaire précise qu’un réacteur ne peut fonctionner sans être révisé au-delà de sa durée de vie (40 ans dans ce cas-ci), c’est à dire dans le cas qui nous occupe au-delà du 31/12/2025, et il n’est pas sûr que ce soit matériellement possible. Il faut donc que les réacteurs soient remis à jour à cette date, sauf si cette loi est modifiée dans le sens d’une diminution de la sécurité. De plus, toutes les discussions sur les mesures de garantie d’approvisionnement sont calculées pour la période d’après 2025, or il est évident que les travaux vont immobiliser les deux réacteurs pendant de nombreux mois avant le 31/12/2025. Si cela dure trop longtemps, plus de 6 mois par exemple, il est clair que cela va générer un trou dans notre mix énergétique, avant que les solutions nouvelles soient tout à fait prêtes, et cela nécessitera donc l’apport des énergies d’appoint à cette période, dont, peut-être, malheureusement, le gaz… Ce plan B ne nous semble pas viable, d’autant plus qu’il va gaspiller des ressources plus efficacement investies dans les énergies du futur.

Nous n’acceptons pas non plus l’idée d’investir dans le « nucléaire du futur », soit dans les SMR, petites unités modulaires fabriquées en usine. Non seulement cette «solution » sera certainement « trop chère, trop tard » (2035-2040 ?) par rapport au dérèglement climatique, mais nous ne voyons pas où se trouvent les améliorations. Certes, ces mini-réacteurs seraient construits en série et donc sans doute à moindre coût ; il n’est cependant pas sûr que ce soit plus efficace que l’économie d’échelle réalisée par un réacteur plus grand. Nous ne sommes pas du tout convaincus qu’un réacteur plus petit produise proportionnellement moins de déchets. En cas d’accident, il serait moins grave, mais le nombre potentiel d’accidents augmenterait proportionnellement au nombre de SMR installés. Les SMR étant plus dispersés dans le pays, le transport de matières dangereuses augmenterait aussi dans tout le territoire. En plus, ces SMR augmenteront le nombre de cibles potentielles d’attaques terroristes et donc de lieux à sécuriser. Dans tous les cas, et pas seulement lors d’installation dans des bases militaires, cela augmentera aussi le risque en cas de conflit ou de trouble social grave.

Solution : Sortir complètement du nucléaire, et diminuer progressivement toutes les énergies fossiles grâce aux efforts pour économiser l’énergie et la généralisation des énergies renouvelables, dans un réseau de distribution rénové et intégré à l’échelle européenne, incluant de nouveaux vecteurs, dont l’hydrogène vert. Sécuriser les déchets nucléaires existants en surface, subsurface, ou stockage à sec, sans mettre en péril l’intégrité du sous-sol et des ressources en eau.

(1) Article du canard sur la qualité des systèmes de secours : https://www.dropbox.com/s/tik7x7v7ypkjogn/edf_fournisseurs.jpg?dl=0

(2) Source : E. Macron : « Sans nucléaire civil, pas de nucléaire militaire, sans nucléaire militaire, pas de nucléaire civil » Source : https://www.elysee.fr/front/pdf/elysee-module-16825-fr.pdf page 4

(3) Rappelons les propositions invraisemblables du Pr Damien Ernst, qui voulait construire plus de 8000 réacteurs, et envoyer les déchets sur la lune, tout en mettant les écolos en prison…

(4) Le gouvernement allemand confirme la fermeture des deux dernières centrales !  https://www.euractiv.com/section/energy/news/germany-rules-out-prolonging-its-nuclear-power-plants/

Fukushima : une reconstruction périlleuse
Article de Cécile Asanuma-Brice, sociologue et chercheuse au CNRS. Résidente permanente au Japon, elle codirige un programme international sur les post-Fukushima studies. Ses recherches portent sur les politiques de logement dans les sociétés du risque.

Les communiqués de la CRIIRAD : suivi de la sûreté nucléaire et des possibles contaminations radioactive en Ukraine

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Tirs russes sur la centrale de Zaporijjia : communiqué de la CRIIRAD



Bombardement et incendie à la centrale de Zaporijjia : l’inquiétude grandit


La centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine est l’une des plus puissantes d’Europe avec six réacteurs nucléaires de 950 MWe.Dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 mars 2022, un incendie s’est déclaré après des bombardements sur le site.

Selon le site internet de l’organisme d’inspection de la sûreté nucléaire ukrainienne, le SNRIU, la centrale a subi un bombardement vers 1h du matin. Ce bombardement a provoqué un incendie qui a endommagé un bâtiment auxiliaire du réacteur numéro 1. Il aurait été éteint vers 6h20 ce matin. Les forces militaires russes occupent la centrale mais d’après le SNRIU, les fonctions de sûreté nucléaire ne seraient pas atteintes et la radioactivité dans l’air autour de la centrale serait normale.

Le service balises de la CRIIRAD surveille la situation ukrainienne depuis le 24 février de façon extrêmement régulière. Il avait accès il y a encore peu de temps aux résultats en direct des capteurs qui mesurent la radioactivité autour de la centrale de Zaporijia mais ce n’est plus le cas ce matin. Il est impossible d’accéder aux résultats et l’on doit s’en tenir aux informations officielles transmises par le SNRIU.

Seul le réacteur n°4 fonctionne mais à puissance réduite (690 MWe). Les 5 autres réacteurs soient actuellement déconnectés du réseau. La situation de la centrale reste extrêmement préoccupante. Qu’il soit en fonctionnement ou à l’arrêt, chaque réacteur nucléaire est doté d’un cœur constitué de combustible hautement radioactif. Du combustible irradié est également en désactivation dans les piscines de refroidissement. L’absence de ressources électriques permettant de faire fonctionner les pompes, ou de système de puisage d’eau dans le Dniepr (soit du fait de bombardements, soit parce que les personnels d’exploitation ne pourraient plus accéder au site) pourrait conduire à une situation catastrophique du fait de la perte des fonctions de refroidissement.
Cette situation doit absolument être stoppée, compte tenu des risques radiologiques encourus pour l’Ukraine, les pays voisins ainsi que l’Europe entière.

A savoir : ce matin la CRIIRAD a également publié un message vidéo à destination du grand public.

Réflexions à propos des déclarations de l’AIEA sur la situation en Ukraine

Rédaction : le jeudi 3 mars 2022

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été créée en 1957 avec une double mission (largement contradictoire) : promouvoir le nucléaire civil et contrôler (dans la mesure de ses moyens) le nucléaire militaire.
Depuis le 24 février, elle publie un communiqué quotidien sur la situation en Ukraine. Dans ces communiqués, qui font état des informations que lui communique l’organisme d’inspection de la sûreté nucléaire ukrainien (SNIUR), l’AIEA n’en finit pas de dire sa « vive préoccupation », sa « préoccupation croissante » et d’appeler à la retenue : « La sûreté et la sécurité des installations nucléaires, ainsi que des matières nucléaires et autres matières radioactives (…) ne doivent en aucun cas être mises en danger ». La réitération des mises en garde sonne comme autant d’aveux d’impuissance.

Dans sa déclaration du mercredi 2 mars, à l’occasion de la réunion d’urgence du conseil des gouverneurs de l’AIEA, son directeur général, M. Mariano Grossi a rendu hommage aux personnes qui continuent de travailler au maintien de la sûreté nucléaire dans « les circonstances extraordinaires d’un conflit armé entraînant des défis et des dangers croissants ».

Il est clair que les installations fonctionnent actuellement en mode dégradé, à des niveaux différents selon leur situation. Comme nous l’évoquions précédemment, la Russie a annoncé qu’elle avait pris le contrôle du territoire qui entoure la centrale de Zaporijjia, l’une des plus puissantes d’Europe avec 6 réacteurs de 950 MWe (juste devant Gravelines).
Le directeur de l’AIEA a rappelé les fonctions qui devaient impérativement être maintenues et sécurisée : en tout premier lieu l’intégrité physique des installations : réacteurs, piscines de combustible nucléaire, entrepôts de déchets radioactifs (elle est évidemment menacée car si l’on peut raisonnablement penser que les centrales nucléaires ne seront pas délibérément bombardées, en situation de guerre rien n’est complètement maîtrisé). Ensuite l’alimentation électrique à partir du réseau (l’une des deux lignes de transmission qui alimente le site de Tchernobyl a été perdue dans la nuit du 2 au 3 mars) et l’AIEA oublie l’approvisionnement indispensable en eau de refroidissement, absolument indispensable que les réacteurs soient en fonctionnement ou arrêtés). Sans compter les chaînes d’approvisionnement logistiques (il faut notamment être en mesure de réaliser toutes les réparations urgentes). Il faut également que tous les systèmes et équipements de sûreté et de sécurité soient, en permanence, pleinement opérationnels. Tout comme le personnel qui doit pouvoir se reposer, se concentrer sur son travail et, pour reprendre les termes de l’AIEA, « prendre des décisions sans pression excessive » (à l’ancienne centrale de Tchernobyl, sous contrôle russe depuis une semaine, le personnel est toujours en poste, soumis à une pression psychologique intense et « moralement épuisé »). Cf. appel des autorités ukrainiennes à l’AIEA.

Comment garantir toutes ces exigences de sûreté au beau milieu d’une guerre ? La situation est inédite et les enjeux colossaux. On peine à imaginer la catastrophe que constituerait un rejet massif de radioactivité qui viendrait s’ajouter à l’horreur de la guerre. L’AIEA a beau souligner qu’il est indispensable de maintenir « des mesures de préparation et de réponse aux situations d’urgence », son appel relève plus de l’incantation que du réalisme.

Dans un tel contexte, la conclusion de l’AIEA va de soi :
« La meilleure action pour assurer la sûreté et la sécurité des installations nucléaires de l’Ukraine et de sa population serait que ce conflit armé prenne fin maintenant. » Malheureusement, ce n’est qu’un vœu pieu. L’AIEA est totalement démunie. Et l’on ne peut que regretter qu’elle n’intègre pas cette problématique à ses réflexions lorsqu’elle œuvre, conformément à ses statuts, pour « encourager et faciliter, dans le monde entier, le développement et l’utilisation pratique de l’énergie atomique à des fins pacifiques

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Conflit en Ukraine : fortes inquiétudes en matière de contamination radioactive et de sûreté nucléaire

Mis à jour le 28/02/2020 à 09:41

Depuis le jeudi 24 février 2022, les troupes russes ont pris le contrôle du site de la centrale de Tchernobyl. Depuis des taux de radiation gamma plusieurs dizaines de fois supérieurs aux valeurs des jours précédents ont été mesurés dans cette zone.

Communiqués de la CRIIRAD :

25 février 2022

Aucun des 4 réacteurs n’est en fonctionnement (le dernier a été arrêté en 2000) mais la zone comporte de nombreuses installations à risque (entreposages de combustibles irradiés, sarcophage du réacteur n°4, désormais recouvert d’une arche qui n’est certes pas conçue pour résister à des obus), installation de traitement de déchets radioactifs et multiples entreposages de déchets radioactifs pour la plupart non sécurisés (un grand nombre étant enfouis en vrac dans des fosses simplement recouvertes d’une couche de terre). L’un des termes sources les plus préoccupants est l’entreposage en piscine des assemblages de combustibles irradiés déchargés des réacteurs n°1, 2 et 3. Tout doit être fait pour maintenir en fonctionnement leurs dispositifs de sûreté, ce qui implique que les équipes soient toujours en situation d’assurer les interventions.   Depuis la fin de journée du 24 février, un certain nombre de capteurs de mesure du taux de radiation gamma ambiant situés à proximité de la centrale de Tchernobyl et exploités par l’agence d’État Ukrainienne DAZV, qui gère la zone d’exclusion de Tchernobyl, ont enregistré une forte augmentation du niveau de radiation (multiplication par 20, 30 voire près de 40 selon les points), dans toutes les directions (nord, sud, ouest ou est de la zone) et jusqu’à une trentaine de km de distance, voire plus. D’autres capteurs, en revanche, ne montrent aucune augmentation. Le 24/02 matin, les vents soufflaient plutôt en direction de l’est-sud/est le matin avant de s’orienter du sud vers le nord dans l’après-midi.   Des recherches complémentaires doivent être conduites pour interpréter ces données. Si les débits de dose enregistrés correspondent à des valeurs réelles (par exemple passage d’environ 3 µSv/h à 65,5 µSv/h en quelques heures), la situation est extrêmement préoccupante. D’autant plus que l’on peut logiquement craindre que l’augmentation du rayonnement ambiant (risques d’irradiation externe) s’accompagne de la contamination de l’air, et donc de risques d’inhalation pour les militaires et les civils présents. Cependant, on ne peut exclure l’impact de perturbations électromagnétiques, voire d’une cyberattaque. Le laboratoire de la CRIIRAD s’efforce actuellement de vérifier et recouper les informations. Il suit également l’évolution de la pollution potentielle. Les vents soufflent actuellement en direction du nord et devraient tourner légèrement en direction du nord-nord/est dans l’après-midi.   L’inquiétude concerne également la sécurité des 15 réacteurs des 4 centrales nucléaires de Khmelnitski, Konstantinovka, Rovno et Zaporijjia. Évidemment, il est raisonnable de penser qu’elles ne constituent pas des objectifs militaires mais des situations de conflits sont toujours des situations à haut risque (on se rappelle le crash du vol de Malaysia Airlines, abattu par un tir de missile en 2014). Il est possible de diminuer le risque potentiel en arrêtant les réacteurs mais en matière d’électricité, l’Ukraine dépend à plus de 50% du nucléaire.

A Tchernobyl, les mouvements militaires pourraient expliquer l’augmentation du niveau de radiation
Ce matin (le 25/02) à 8h05, le SNRIU (State Nuclear Regulatory Inspectorate of Ukraine) a publié un court communiqué sur la situation radiologique dans la zone d’exclusion (environ 30 km autour de la centrale de Tchernobyl). Il indique que les données du système automatisé de surveillance montrent des dépassements des seuils de contrôle du débit de dose gamma en un nombre important de points d’observation. Faute de pouvoir accéder à la zone en raison des combats, il précise qu’il est à ce stade impossible de déterminer la cause de l’augmentation des valeurs.
À 9h, une mise à jour indique que les experts d’Ecocenter établissent un lien entre ces dépassements et la perturbation de la couche supérieure du sol due au déplacement d’un grand nombre d’engins militaires lourds dans la zone d’exclusion et à l’augmentation de la pollution atmosphérique.
Étant donné les niveaux de radioactivité encore très élevés des sols, cette hypothèse est tout à fait plausible (les incendies survenant régulièrement dans cette zone sont responsables d’importantes élévations de la contamination de l’air). En l’absence d’incendie, l’essentiel des poussières radioactives devrait retomber au niveau local et la fraction susceptible d’être inhalée devrait également être moins importante. Des protections respiratoires sont toutefois impératives, le sol contenant, outre le césium 137, du strontium 90, de l’américium 241 et des isotopes du plutonium (en plus du césium 137).
En octobre 2000, la CRIIRAD avait détecté par hasard un point très actif au bord de la route reliant la ville évacuée de Pripiat à la centrale de Tchernobyl. Le débit de dose gamma mesuré à 1 mètre du sol était de 247 microSieverts par heure soit une valeur 2 470 fois supérieure au niveau naturel typique. Le sol était très fortement contaminé par le césium 137 (2,7 millions de becquerels par kilogramme), par tout un cocktail d’autres substances radioactives (cobalt 60, antimoine 125, césium 134, europium 154, europium 155) ainsi que par de l’américium 241 (27 500 Bq/kg), qui est un indicateur de la présence de plutonium.
Ce même communiqué du SNRIU publié ce vendredi matin indique que « l’état des installations nucléaires de Tchernobyl et des autres installations est inchangé ». Une information plutôt rassurante. Peut-on en déduire que, malgré les affrontements, les communications sont maintenues avec les équipes et que celles-ci continuent d’assurer les interventions de sûreté sur le site de Tchernobyl ?
De source officielle, 12 des 15 réacteurs nucléaires étaient en fonctionnement ce matin (étaient déconnectés du réseau électrique le réacteur n°5 de la centrale nucléaire de Zaporizhzhya, le réacteur n°1 de Rivno et le réacteur n°2 de Khmelnitsky).


27 février 2022

Risques de dispersion de matières radioactives liés à la guerre en Ukraine 

La guerre qui a lieu en Ukraine fait courir des risques radiologiques considérables[1] aux populations de la région et bien au-delà.

A / Forte préoccupation concernant la situation radiologique dans la zone d’exclusion de Tchernobyl

Dans ses communiqués du 25 février 2022, la CRIIRAD a fait part de sa forte préoccupation quant à la situation dans la zone de Tchernobyl. C’est un sujet particulier d’inquiétude compte tenu de la quantité et de la nocivité des déchets radioactifs « entreposés » dans ce secteur.

Rappelons que de nombreux capteurs de radiation ont montré, à partir de la soirée du 24 février 2022 des valeurs très nettement anormales. Voir les communiqués CRIIRAD du 25 février 2022 sur la page http://balises.criirad.org/actu_guerre_Ukraine_2022.html. Ces capteurs sont désormais « inactifs », il est donc difficile de déterminer si la situation radiologique a tendance à se normaliser aux alentours de la centrale de Tchernobyl ou si elle se détériore.

Les risques radiologiques à l’échelle régionale, voire bien au-delà, ne peuvent être sérieusement évalués tant que l’origine exacte de ces augmentations n’est pas établie avec certitude (artefact de mesure ? remise en suspension de matériaux radioactifs par des bombardements, incendies, passages d’engins militaires ? Atteinte à des installations de stockage de déchets radioactifs ?, etc.. ) et tant qu’on ne dispose pas de résultats de mesure de l’activité volumique de l’air ambiant dans la zone d’exclusion autour de Tchernobyl et ses alentours. On ne sait pas aujourd’hui précisément quelles équipes sont présentes sur le terrain pour garantir la sûreté des installations nucléaires du secteur.

B / Autres installations nucléaires impactées en Ukraine

Les bombardements et les combats en cours ont touché d’autres installations de stockage de déchets radioactifs en Ukraine.

Le 26 février le State Nuclear Regulatory Inspectorate of Ukraine (SNRIU) avait indiqué qu’un transformateur électrique avait été endommagé sur un site de stockage de déchets radioactifs dans la ville de Kharkiv à l’est du pays, apparemment sans que ne soient signalés des rejets radioactifs.

Ce dimanche 27 février, le SNRIU a confirmé à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique[2] que des missiles ont touché un site de stockage de déchets radioactifs de la State Specialized Enterprise « Radon » à Kiev. Le dispositif de mesure de la radioactivité a été rétabli dans la matinée. Il n’y aurait pas pour l’instant d’indication de dispersion de matières radioactives.

Dans les deux cas, il s’agit d’installations de stockage de sources radioactives périmées et de déchets radioactifs de faible activité provenant de l’industrie et des hôpitaux. Les risques radiologiques pour les personnels et les riverains pourraient être très significatifs en cas de dispersion de matière radioactive. Mais les conséquences pourraient être véritablement catastrophiques en cas d’atteinte grave sur toute ou partie des 15 réacteurs électronucléaires ukrainiens (regroupés sur les 4 sites de Khmelnitski, Konstantinovka, Rovno et Zaporijjia) ou sur la zone de Tchernobyl.


C / Données globales sur le niveau de radiation gamma ambiant en Ukraine

Le laboratoire de la CRIIRAD a consulté les données officielles de surveillance de la radioactivité atmosphérique disponibles pour les environs de Kiev pour la matinée du 27 février 2022.

Aucune augmentation du niveau de radiation n’a été enregistrée par les capteurs en fonctionnement, notamment par :

  • Ceux situés à proximité de Kiev (capteurs situés dans les villes de Horodok[3] et Malyn[3], respectivement à environ 20 et 30 kilomètres à l’ouest de Kiev), mais ce ne sont pas forcément les plus pertinents par rapport à la direction des vents ce matin (vents de nord en direction du sud)
  • • Ceux situés plus au sud dans la direction des vents mais plus éloignés (capteur dans la Ville de Balta[3] , à environ 300 kilomètres de Kiev et ceux de la surveillance des centrales ukrainiennes de Zaporijjia[4] et South Ukrainian[5]).

Les données des pays limitrophes ont également été consultées sur le site européen EURDEP[6]. Ce site centralise les résultats officiels de mesure de la radioactivité gamma ambiante en Europe.

Aucune augmentation de la radioactivité n’a été enregistrée en particulier en Russie, Biélorussie, Lituanie, Pologne ou encore Roumanie pour les stations les plus proches de l’Ukraine (à noter que la publication des résultats de mesure selon les pays n’est pas homogène : une seule mesure par jour pour la Russie et la Biélorussie, alors que les mesures pour les autres pays sont horaires).

NB : pour l’instant le réseau de balises de surveillance de la radioactivité atmosphérique que gère la CRIIRAD en vallée du Rhône n’a mis en évidence aucune anomalie radiologique voir http://balises.criirad.org/

Rédaction : Jérémie MOTTE (responsable du service Balises) et Bruno CHAREYRON (directeur du laboratoire). Approbation : Yves GIRARDOT (directeur général).
 

1Voir par exemple l’article de RFI du 26 février 2022 citant la CRIIRAD : https://www.rfi.fr/fr/europe/20220226-ukraine-interrogations-autour-de-la-question-vitale-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-nucl%C3%A9aire

2 https://www.iaea.org/newscenter/pressreleases/update-3-iaea-director-general-statement-on-situation-in-ukraine

3 Sur le site https://www.saveecobot.com/en/platform/gcsk (qui reprend les données du site officiel https://gcsk.gov.ua/radionuklidnij-monitoring/)

4 Sur le site https://www.saveecobot.com/en/platform/znpp (qui reprend les données du site officiel https://www.npp.zp.ua/)

5 Sur le site https://www.saveecobot.com/en/platform/sunpp (qui reprend les données du site officiel https://www.sunpp.mk.ua/)

Téléchargez les communiqués actualisés





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Pas de coopération en matière de combustible nucléaire Framatome/Rosatom à Lingen en Allemagne !

Lingen Kernbrennstoff


Fin du Nucléaire s’associe à la lettre ci-dessous, qui s’oppose à une initiative commune Franco-Russe. La France et la Russie forment une alliance pour être le fer de lance de l’expansion nucléaire en Europe. Nous pensons que c’est irresponsable !

(Versions en allemand et en anglais )

Lingen, Paris, Moscou, 3 février 2022

Pas de coopération en matière de combustible nucléaire Framatome/Rosatom à Lingen

Arrêtez la production de combustible nucléaire – fermez les installations nucléaires !

En février 2021, la société nucléaire française Framatome a annoncé son intention de créer une coentreprise avec la société nucléaire russe Rosatom à Lingen (Emsland, Basse-Saxe, Allemagne) afin de produire des barres de combustible nucléaire. À Lingen, la seule installation de production de combustible nucléaire en Allemagne est en service. Elle fournit du combustible nucléaire aux réacteurs à haut risque en Belgique, en France, en Suisse, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Suède et en Finlande. Framatome est une filiale de l’entreprise nucléaire française EDF, qui appartient presque entièrement à l’État. Rosatom est une entreprise d’État en Russie – à Lingen, c’est sa filiale TVEL qui est chargée de s’activer.

Dès mars 2021, l’Office fédéral allemand des monopoles et des fusions a donné son feu vert à la coentreprise – une décision politique du gouvernement allemand à Berlin n’a pas été prise à ce moment-là. Le gouvernement a déclaré que toutes les informations pertinentes étaient secrètes après que plusieurs députés eurent demandé ces informations. Cependant, l’agence de presse “Der Spiegel” a rapporté en avril que la filiale de Rosatom obtiendrait une part de 25% de la joint venture à Lingen.

Nous exigeons que les gouvernements français et russe se retirent immédiatement de cette coopération nucléaire en Allemagne. Nous attendons du président Macron et du président Poutine qu’ils respectent la sortie du nucléaire en Allemagne. Cela signifie que l’installation de combustible nucléaire de Lingen doit être fermée complètement au lieu de la maintenir ouverte artificiellement par le biais de cette nouvelle initiative commune.

Nous demandons également au gouvernement fédéral allemand de mettre fin à cette coopération nucléaire et d’entamer la fermeture de l’installation de combustible nucléaire de Lingen. À l’heure actuelle, cette installation de combustible nucléaire est – avec l’usine d’enrichissement de l’uranium située dans la ville voisine de Gronau – la seule installation nucléaire allemande qui n’est pas concernée par l’arrêt officiel de l’industrie nucléaire à la fin de 2022. Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’installation de combustible nucléaire de Lingen n’a pas fonctionné à pleine capacité, car de plus en plus de réacteurs vieillissants doivent être arrêtés. Aujourd’hui, la menace réelle est que Lingen devienne une plaque tournante nucléaire franco-russe pour la fourniture de combustible nucléaire à des centrales nucléaires plus vieillissantes dans un certain nombre de pays européens.

Nous craignons que la coopération entre Framatome et Rosatom n’aboutisse à une externalisation de certaines parties de la production de combustible nucléaire russe vers l’Allemagne – entre autres raisons pour contourner les sanctions sévères de l’UE dans le secteur nucléaire. Rosatom est également impliqué dans des projets nucléaires militaires. Le président français Macron appelle publiquement à un régime plus strict à l’égard de la Russie, mais dans le secteur nucléaire, il ouvre volontiers les portes de l’UE à Rosatom. Que le gouvernement allemand joue le jeu de cette hypocrisie nucléaire est à la fois incompréhensible et inacceptable.

Framatome et Rosatom tentent également de relancer le projet, depuis longtemps abandonné, de construction d’une centrale nucléaire à Belene/Bulgarie. L’installation allemande de Framatome à Erlangen (Bavière) est censée jouer un rôle dans ce plan d’horreur. La France et la Russie forment une alliance pour être le fer de lance de l’expansion nucléaire en Europe. Nous pensons que c’est irresponsable.

En outre, nous exigeons que l’Allemagne, la France et la Russie ne signent plus d’accords concernant l’enrichissement de l’uranium – qu’il s’agisse d’uranium enrichi ou de déchets d’uranium appauvri exportés vers la Russie pour un stockage à long terme en plein air dans des “villes fermées”.

Nous sommes d’accord pour dire que l’Europe a besoin de toute urgence d’un processus de dénucléarisation. Cela implique sans aucun doute la fermeture de toutes les installations nucléaires en Allemagne, en France et en Russie. C’est pourquoi nous sommes farouchement opposés à tout accord qui pourrait conduire à une prolongation de l’âge nucléaire. L’énergie nucléaire est extrêmement dangereuse et ne contribue en rien à l’effort international de protection de notre climat. L’avenir de l’Europe doit être basé uniquement sur les énergies renouvelables. Tous les efforts doivent être canalisés dans ce processus.

Cette déclaration est soutenue par (à partir du 21 juin 2021) :

  • 11 maart beweging, Belgien
  • Aachener Aktionsbündnis gegen Atomenergie
  • Aktionsbündnis Münsterland gegen Atomanlagen
  • Aktionsbündnis “Stop Westcastor” Jülich
  • AntiAtom Bonn
  • AntiAtom-Bündnis Niederrhein
  • Anti-Atom-Forum Lingen
  • AntiAtom-fuku, Düsseldorf
  • Anti-Atom-Gruppe Freiburg
  • Antiatomgruppe Osnabrück
  • Arbeitsgemeinschaft Schacht Konrad
  • Arbeitskreis Frieden Nordhorn
  • Arbeitskreis gegen Atomanlagen Frankfurt am Main
  • Arbeitskreis Umwelt (AKU) Gronau
  • Arbeitskreis Umwelt (AKU) Schüttorf
  • Atomreaktor Wannsee dichtmachen
  • aufpASSEn, Kneitlingen
  • Bayern Allianz für Atomausstieg und Klimaschutz
  • Beyond Nuclear
  • Bielefeld steigt aus
  • Brokdorf akut
  • BISS – Bürgerinitiative Strahlenschutz, Braunschweig
  • BUND (Bund für Umwelt und Naturschutz Deutschland), Bundesverband
  • BUND, Landesverband Niedersachsen
  • BUND, Landesverband Nordrhein-Westfalen
  • BUND, Regionalgruppe Münsterland
  • BUND, Regionalverband Hochrhein
  • BUND, Regionalverband Südlicher Oberrhein
  • BUND, Kreisgruppe Borken
  • BUND, Kreisgruppe Emsland
  • BUND, Kreisgruppe Grafschaft Bentheim
  • BUND, Kreisgruppe Münster
  • BUND, Kreisgruppe Steinfurt
  • BUND Naturschutz Bayern
  • Bundesverband Bürgerinitiativen Umweltschutz (BBU)
  • Bündnis 90/Die Grünen, Kreisverband Borken
  • Bündnis 90/Die Grünen, Kreisverband Emsland
  • Bündnis 90/Die Grünen, Kreisverband Grafschaft Bentheim
  • Bündnis 90/Die Grünen, Kreisverband Steinfurt
  • Bündnis 90/Die Grünen, Kreisverband Warendorf
  • Bündnis 90/Die Grünen, Ortsverband Altenberge
  • Bündnis 90/Die Grünen, Ortsverband Drensteinfurt
  • Bündnis 90/Die Grünen, Ortsverband Emsland Mitte
  • Bündnis 90/Die Grünen, Ortsverband Emsland Süd
  • Bündnis 90/Die Grünen, Ortsverband Gronau
  • Bündnis 90/Die Grünen, Ortsverband Ochtrup
  • Bündnis 90/Die Grünen, Ortsverband Telgte
  • Bündnis für Atomausstieg und erneuerbare Energien Regensburg
  • Bure Zone Libre, Frankreich
  • Bürgerinitiative “Kein Atommüll in Ahaus”
  • Bürgerinitiative Umweltschutz Hamm
  • Bürgerinitiative Umweltschutz Lüchow-Dannenberg
  • Bürgerinitiative Zukunft ohne Atom, Waldshut-Tiengen
  • CANAM (Commission Antinucléaire des Alpes-Maritimes), Frankreich
  • Climate Express, Belgien
  • Comité Régional d’information sur le Nucléaire, Region Pays de la Loire, Frankreich
  • ContrAtom
  • CSFR (Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la Plaine du Rhin), Frankreich
  • Delfina e. V.
  • DFG-VK Münster
  • Die Linke, Landesverband NRW
  • Die Linke, Kreisverband Borken
  • Die Linke, Kreisverband Coesfeld
  • Die Linke, Kreisverband Emsland
  • Die Linke, Kreisverband Grafschaft Bentheim
  • Die Linke, Kreisverband Münster
  • Die Linke, Kreisverband Wendland
  • Die Linke, Kreisverband Steinfurt
  • Die Linke, Ortsverband Gronau
  • Don’t Nuke the Climate
  • Emder Friedensforum
  • Enschede voor Vrede, Niederlande
  • Elternverein Restrisiko Emsland
  • ethecon – Stiftung Ethik & Ökonomie
  • Fin du Nucléaire, Belgien
  • Fossil Free Münster
  • Frauen für den Frieden, Finnland
  • Frauen gegen Atomkraft, Finnland
  • Fridays for Future Münster
  • Friedenskooperative Münster
  • Global Challenges Network
  • Grün-Alternative Liste (GAL) Gronau
  • Grup de Científics i Tècnics per un Futur No Nuclear, Katalonien
  • Ialana Deutschland
  • Initiative 3 Rosen, Aachen
  • Initiative AtomErbe Obrigheim
  • International Socio-Ecological Union, Russland
  • IPPNW (Internationale Ärztinnen für die Verhütung des Atomkriegs – Ärztinnen in
  • sozialer Verantwortung), Sektion Deutschland
  • IPPNW / PSR, Sektion Schweiz
  • IPPNW, Ortsgruppe Münster
  • Klimabündnis Hamm
  • Klimaforum Detmold
  • LAKA Foundation, Amsterdam, Niederlande
  • Nature of Siberia, Region Krasnojarsk, Russland
  • Naturschutzbund Salzburg, Österreich
  • Natur- und Umweltschutzverein (NUG) Gronau
  • Nuclear Free Future Foundation, München
  • Observatoire Remuer, Dieppe, Frankreich
  • Parents for Future, Köln
  • Parents for Future, Solingen
  • Plattform gegen Atomgefahren (PLAGE) Salzburg, Österreich
  • “Program against nuclear and radiological threats”, Russian Socio-Ecological Union,
  • Russland
  • Public Council of the southern coast of the Finnish Gulf, St. Petersburg, Russland
  • RASN – Rhȏne-Alpes sans nucléaire, Frankreich
  • Reiterinnen und Reiter für den Frieden
  • Rhȏne-Alpes sans Nucléaire, Frankreich
  • Robin Wood
  • Sayonara Nukes Düsseldorf
  • Schweinfurter Aktionsbündnis gegen Atomkraft (SWAB)
  • Schweizerische Energie-Stiftung (SES), Zürich, Schweiz
  • SOFA (Sofortiger Atomausstieg) Münster
  • Sortir du nucléaire Aude, Frankreich
  • Sortir du nucléaire Isère, Frankreich
  • Sortir du nucléaire Paris, Frankreich
  • Sortir du nucléaire Suisse, Schweiz
  • Stop Tihange Deutschland
  • Students for Future, Münster
  • Umweltforum Münster
  • Umweltinstitut München
  • uranium-network.org
  • urgewald
  • Vahlberger Asse Aktivisten (VAA)
  • Vivre Sans le Danger nucleáire de Golfech, Stop Golfech, Frankreich
  • Vrouwen voor Vrede Enschede, Niederlande
  • WISE, Niederlande
  • Wolfenbütteler Atom(undKohle)AusstiegsGruppe (WAAG)
  • X-tausendmal quer, Regionalgruppe Hamburg

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La Belgique approche de la fin du nucléaire !

Le réacteur hutois s’est arrêté automatiquement pendant un test le 21/04/2021. Conséquence : le prix du courant sur le marché de gros a battu un record.

LES CRITÈRES SONT REMPLIS. EN PRINCIPE, TOUT EST EN ORDRE POUR FERMER LES CENTRALES !

  • Sécurité d’approvisionnement : “le CRM permettra de garantir la sécurité d’approvisionnement”
  • Impact “limité” sur les prix

    [Illustration : Le réacteur de Tihange2 s’est arrêté automatiquement pendant un test le 21/04/2021. Conséquence : le prix du courant sur le marché de gros a battu un record. C’est le manque de fiabilité des réacteurs éventuellement prolongés qui aurait un impact sur le prix à la consommation ! ]

Le gouvernement n’a pas encore pris sa décision, le débat continue, incluant une stratégie énergétique incluant du “nouveau nucléaire” dans le moyen ou plutôt le long terme…

Le MR (parti libéral francophone, partenaire gouvernemental), apparemment en collusion avec Engie, et la NVA (Nationalistes Flamands, très ultralibéraux et proches de l’extrême droite, dans l’opposition, mais contrôlant plusieurs communes clés) font le forcing pour garder deux réacteurs et proposer l’installation de nouveaux réacteurs… ceux-là même qui, il n’y a pas très longtemps, se disaient totalement favorables à la fermeture définitive du nucléaire en 2025 n’ont donc pas hésité à trahir leur propre parole.

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, propose mercredi, dans les colonnes de l’Écho, d’utiliser une part des profits de la prolongation du nucléaire pour faire baisser la facture des plus vulnérables et des classes moyennes, groupes qu’il estime menacés en jouant sur les peurs, alors que le rapport précise que les augmentations de prix seront très limitées.

Par ailleurs, tout le monde convient que les actuelles augmentations des coûts de l’énergie n’ont rien à voir avec la sortie du nucléaire… ce n’est pas la petite Belgique qui peut avoir la moindre influence sur ces coûts !

Rappelons enfin que la prolongation coûterait cher : à peu près 1,6 milliards d’euros. Qui va les payer? Pour le moment, Engie refuse ! Sera-t-il possible de mettre à niveau les deux réacteurs pour 2025 et commander le combustible, l’agenda semble plus que serré?
Qui paiera le vrai coût du démantèlement et des déchets ? Et que feront-nous si Engie se déclare insolvable et rapatrie tous ses avoirs à Paris sous la protection de BNP Paribas ?





RTBF 02-12-21 Interview de Jean-Marc Nollet
“Deux questions étaient posées. Il y a deux réponses qui sont amenées”, résume Jean-Marc Nollet. En cas d’arrêt des réacteurs nucléaires, pour la sécurité d’approvisionnement, “il y aura de quoi avoir de l’électricité dans les usines, les entreprises et les familles”, répond Jean-Marc Nollet. Quant au coût pour les consommateurs, il y aura “un maximum par ménage, par an de 15€”, complète le co-président d’Ecolo. En revanche, pour lui, l’autre scénario, celui où le nucléaire resterait une option via la prolongation de deux réacteurs, “vous avez entendu les responsables d’Engie (le gestionnaire des centrales), ils vont faire augmenter les prix. Ils ont besoin d’investissements, il faudra gérer les déchets“, avertit Jean-Marc Nollet.
Et donc, pour le co-président d’Ecolo, “le gouvernement est en capacité de décider politiquement

RTBF 02-12-21 Nucléaire : un rapport très attendu ouvre la porte à une sortie complète dès 2025

7 zur 7 – 01-12-21 Le MR veut utiliser la prolongation du nucléaire pour réduire la facture d’énergie

Mis à jour le 03-12-21 à 16:37

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Manifestation à Kleine Brogel le 26/09/21 pour le retrait des armes nucléaires présentes sur le sol belge

La Belgique héberge sur son sol au moins une dizaine de bombes nucléaires B61.
Nous ne connaissons pas la puissance des bombes belges actuelles, mais c’est certainement plusieurs fois Hiroshima (estimé à moins de 18 kt, soit moins de 18 000 tonnes de TNT).

La B611 est une famille de bombes (A ou H ) allant de quelques kt (armes nucléaires tactiques) jusqu’à 340 kt de TNT, qui peuvent être aéroportées.

Leur présence sur la base de Kleine Brogel est un secret de polichinelle, le gouvernement Belge n’a jamais officiellement ni confirmé ni démenti non plus leur présence, et on aura remarqué que Charles Michel a préféré choisir de commander l’avion de chasse américain F35, qui a la capacité de porter et larguer les bombes en question et sera surtout adapté au nouveau modèle B61-12 !


Des armes nucléaires sont présentes dans l’armée belge depuis 1964, en secret et donc en dehors de tout processus démocratique :

Armes nucléaires en Belgique

Rappel des objectifs de l’association “Fin du Nucléaire” :

  • L’arrêt immédiat des réacteurs belges.
  • Le retrait immédiat des armes atomiques étasuniennes du sol belge.
  • Le désarmement nucléaire.
  • La suppression de l’accord datant de 1959 qui inféode l’Organisation mondiale de la santé (OMS – WHO) à l’ Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA – IAEA), le lobby atomique officiel.

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